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RSF invite l'Assemblée nationale populaire à considérer le problème des droits fondamentaux

(RSF/IFEX) - Le 4 mars 2011 - La session plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire, organe du pouvoir suprême d'État, débutera ce 5 mars 2011, pour une période de dix jours. 3000 délégués se réuniront au Grand Palais du Peuple de Pékin pour entériner les décisions du Parti. Choisis par le pouvoir, les députés adopteront le XIIe plan quinquennal, qui insiste sur les besoins d'une croissance contrôlée, d'une réduction des inégalités sociales et d'un meilleur respect de l'environnement.

À l'occasion de cet événement politique important, Reporters sans frontières appelle les représentants chinois à plus d'ouverture, à tirer les leçons des mouvements de contestation au Moyen-Orient et à prendre en compte l'aspiration des peuples à la démocratie.

L'organisation exhorte le gouvernement de Pékin à faire un geste à l'intention du lauréat 2010 du prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, qui purge une peine de onze ans de prison, et à envisager sa libération de toute urgence.

Il est également du devoir des autorités de mettre fin aux disparitions forcées et aux fausses libérations qui se multiplient de façon alarmante. Reporters sans frontières a en effet constaté que les autorités utilisaient différents procédés pour tenir en marge les défenseurs des droits de l'homme, annonçant de façon mensongère des libérations qu'elles convertissent en réalité en assignations à résidence ou en maintiens à l'isolement. Tel est le cas du journaliste de Mongolie Intérieure Hada, de l'avocat Chen Guangcheng, ou de l'épouse de Liu Xiaobo, Liu Xia.

Reporters sans frontières appelle le gouvernement à revenir à la raison après le sévère tour de vis exercé sur les médias depuis la vague de protestations au Moyen-Orient. La très grande crispation des autorités - qui craignent un effet de contagion des manifestations sur le sol chinois - sur les questions de liberté d'expression et du droit des journalistes à exercer librement leur profession, leur intransigeance par rapport aux revendications démocratiques, ne peut que conduire à une impasse. Nous invitons les dirigeants à réfléchir à plus de souplesse envers les sincères aspirations à la liberté et à la justice.

Après la vague de censure qui a suivi les événements au Tibet en 2008, et celle au Xinjiang en 2009, les autorités bafouent une troisième fois les droits élémentaires des journalistes de travailler.

Avec 77 cyberdissidents et 30 journalistes emprisonnés, le gouvernement chinois se doit de faire face à un enjeu de taille pour sa population : la liberté d'expression. Le développement économique ne doit pas se faire au détriment de la question essentielle des libertés publiques.

Pour plus d'informartion sur les anciens prisonniers de conscience, cliquer ici

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