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Aidez à faire libérer l'artiste politique Ai Weiwei

L’artiste chinois Ai Weiwei et son installation « Graines de Tournesol » lors de l’inauguration à la galerie Tate Modern de Londres, octobre 2010
L’artiste chinois Ai Weiwei et son installation « Graines de Tournesol » lors de l’inauguration à la galerie Tate Modern de Londres, octobre 2010

L'artiste chinois Ai Weiwei a disparu le 2 avril tandis qu'il se trouvait en garde à vue à l'aéroport de Beijing et qu'il s'apprêtait à prendre un avion en direction de Hong Kong. Il n'est inculpé de rien et l'État n'a pas dévoilé où il est détenu. Le gouvernement chinois tente maintenant d'effacer de l'Internet toute trace de son art et de sa vie. Avaaz vous prie de signer une pétition qui demande aux galeries internationales et aux artistes du monde de cesser d'exposer leur art en Chine tant que Ai Weiwei ne sera pas libéré.

Dans son art, Weiwei, figure dirigeante du monde culturel et artiste politique, a fouillé dans la tragédie et l'injustice qui entourent le tremblement de terre de 2008 au Sichuan. Dans « Portés Disparus », il a tenté de compiler une liste de tous les enfants qui sont morts. Son installation « Se Souvenir » utilise 9 000 sacs d'écoliers pour illustrer les mots d'une mère éplorée : « Elle a vécu pendant sept ans heureuse dans ce monde. » Son studio a été saccagé par les autorités et il a été passé à tabac à cause de ses recherches sur la mort de ces écoliers, rapporte Index on Censorship.

Un éditorial publié le 12 mai dans le « Southern Metropolis Daily » à la mémoire des victimes du séisme, faisant allusion au travail d'Ai Weiwei, a disparu du site web du journal dans les heures qui ont suivi sa publication, rapporte la Fédération internationale des journalistes (FIJ). L'éditorial promettait « d'offrir en mémoire des graines de tournesol en porcelaine », faisant ainsi allusion à l'exposition de Weiwei intitulée « Graines de Tournesol », qui présente en ce moment même à la Tate Gallery de Londres 100 millions de graines en porcelaine.

D'après Human Rights Watch, la détention de l'artiste a été soigneusement planifiée. Le jour de son arrestation, des agents de sécurité ont fait irruption à son studio de Beijing et ont emmené pour interrogatoire huit membres du personnel, sa femme Lu Qing et un ami avocat; tous ont été relâchés le jour même. L'éminent juriste de Beijing Pu Zhiqiang, qui représente Weiwei, n'a pu rencontrer son client. Les médias d'État ont reçu instruction de ne pas parler de cette affaire, et les allusions à l'arrestation de Weiwei ont été censurées sur Internet. Le 6 avril, un article publié dans un journal dirigé par l'État affirmait que Weiwei paierait le prix de son activisme.

« À l'heure actuelle, Seule une pression internationale soutenue peut venir en aide à Ai Weiwei », dit Human Rights Watch.

Deux journalistes qui ont rapporté l'activisme de l'artiste ont disparu, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). De plus, la cinéaste documentariste et universitaire Ai Xiaoming, qui appuie Weiwei, rapporte que la porte d'entrée de son appartement a été scellée récemment de l'extérieur au moyen d'une supercolle; elle a reçu des centaines d'appels téléphoniques silencieux.

Pour signer la pétition demandant la libération de Ai Weiwei, qui sera bientôt déposée à la Biennale de Venise, cliquer ici 

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