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La célèbre journaliste chinoise Gao Yu portée disparue à la veille des commémorations de Tiananmen

Reporters sans frontières s'inquiète de la disparition de la journaliste Gao Yu. Cette dernière n'a plus donné de nouvelles depuis le 23 avril 2014. Elle était sensée se joindre à un rassemblement commémorant la publication, le 26 avril 1989, d'un éditorial du quotidien The People's Daily. Cette tribune, qui assimilait les rassemblements de la place Tiananmen à des "troubles anti-parti et anti-socialiste", a marqué le début du durcissement de l'attitude des autorités envers les manifestants.

La journaliste avait rencontré le 22 avril des journalistes du groupe de médias australiens Fairfax et leur avait déclaré avoir été menacée par des officiers de la sécurité de l'Etat. Aucun message n'a été publié sur son compte Twitter depuis le 23 avril. Son avocat, Teng Biao, a déclaré le 27 avril qu'elle était portée disparue depuis quatre jours.

"Les arrestations d'opposants, d'anciens leaders du rassemblement, et de voix dissidentes sont malheureusement monnaie courante à cette époque de l'année. Nous donc demandons aux autorités de fournir dans les plus brefs délais les informations dont elles pourraient disposer sur la disparition de Gao Yu. Si elles sont pas responsables de son silence, elles doivent immédiatement relâcher la journaliste. Si elles ne le sont pas, alors elles doivent mener une enquête indépendante pour déterminer les faits précis. Dans les deux cas, tout silence des autorités est coupable", déclare Benjamin Ismaïl, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières.

Gao Yu a été récompensée par plusieurs prix internationaux dont la première édition du prix Guillermo Cano de l'UNESCO en 1997. Elle avait d'ailleurs prévu de se rendre à Hong Kong pour prendre part à une conférence sur la Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai.

Chaque année, les informations concernant les "événements de Tian'anmen" font l'objet de vastes opérations de censure et leur diffusion donne lieu à des arrestations de militants.

La Chine occupe la 175e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014établi par Reporters sans frontières.

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