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Après dix ans, la SIP demande justice aux autorités dans l'assassinat de Garzón

Dix ans après le meurtre du populaire journaliste colombien Jaime Garzón, la Société interaméricaine de la presse (SIP) invite les autorités à y aller d'un « plus grand effort » afin de résoudre cette affaire.

Le fameux satiriste et journaliste a été abattu le 13 août 1999 par des éléments des forces paramilitaires, mais les auteurs du crime restent impunis.

Citons, par exemple, le fait que les personnes inculpées initialement d'être les auteurs matériels et intellectuels du meurtre ont depuis été relâchées. Le dirigeant paramilitaire Carlos Castaño a été reconnu in absentia coupable du meurtre, mais il est mort en 2004. Et on se pose toujours des questions sur l'identité de la personne qui a ordonné à Castaño de commettre le meurtre.

Qui pis est, dit la SIP, des incohérences dans l'enquête sur le meurtre pourraient mener à la non-résolution permanente du crime, même si l'affaire a été rouverte il y a cinq ans.

Le président de la SIP, Enrique Santos Calderón, rédacteur en chef du journal Colombien « El Tiempo », regrette l'absence d'action de la part du gouvernement et appelle les officiels concernés à redoubler d'efforts afin de localiser et de châtier les responsables.

Garzón était connu pour le style irrévérencieux avec lequel il critiquait souvent le gouvernement. « Tout le pays se souvient, au 10e anniversaire de sa mort, de son legs d'irrévérence à l'égard du pouvoir et de la classe politique », dit le quotidien colombien « El Espectador ».

Bien que l'affaire ait piétiné depuis le début, et que les critiques disent depuis longtemps que l'enquête a été déviée à dessein, le bureau du Procureur général dit qu'on a de nouveaux éléments de preuve à l'appui de l'affaire, ajoute « El Espectador ».

Pour marquer l'anniversaire du meurtre de Garzón, la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) a publié son rapport biennal, qui relève une légère augmentation du nombre des violations pendant la première moitié de l'année, par rapport à la période de janvier à juin 2008. Les attaques, celles en particulier commises précisément par des fonctionnaires, arrivent au sommet de la liste de 90 violations.

Selon la FLIP, la découverte d'opérations illégales d'espionnage et de harcèlement de journalistes, de juges et d'adversaires politiques du gouvernement, organisées pendant des années par le Ministère de la Sécurité administrative (DSA), un organisme rattaché à la présidence, rend compte de l'augmentation.

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