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La FLIP publie un rapport multimédias innovateur sur l'autocensure

La Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) vient de lancer un rapport multimédias dynamique qui énumère les causes et les conséquences de l'autocensure en Colombie. Les restrictions à l'accès à l'information, la publicité et les commandites contrôlées par le gouvernement, ainsi que le conflit armé, contribuent à l'autocensure, indique le rapport (en espagnol). « Autocensura y prácticas periodísticas regionales » est le résultat des travaux d'ateliers auxquels ont participé 140 journalistes et 63 autres sources, dont la police, des gouverneurs et des ombudsmen régionaux, à travers tout le pays, offrant entre autres ressources des interviews sur vidéo, des dessins, des profils de journalistes et des guides pour assurer la protection des journalistes.

Une section du site web présente avec courage des profils de journalistes de plusieurs régions, parce qu'ils s'identifient et parlent avec franchise des causes profondes de l'autocensure. Les journalistes doivent constamment faire face aux menaces des groupes armés et du crime organisé, et se heurtent au contrôle qu'exercent les politiciens, les fonctionnaires et de puissants individus.

Un des problèmes les plus importants qui est ressorti de la recherche, c'est que les journalistes n'ont pas de salaire fixe, et pour soutenir le journal et continuer à gagner leur vie, certaines histoires ne sont pas couvertes. On évite les histoires sur les liens entre groupes armés et politiciens, les trafiquants de drogue, l'appropriation des terres, l'exploitation des ressources naturelles, les incidents où des représentants de l'État intimident des journalistes, les relations de travail, entre autres. Les journalistes s'autocensurent parce qu'ils ont peur pour leur vie et qu'ils veulent protéger leur famille et leurs collègues. Cela leur permet de manger et de survivre.

L'autocensure crée une société mal informée et incapable de participer pleinement à la vie sociale, dit un journaliste. « La vérité est la première chose que l'on perd », ajoute-t-il. Dans une culture de peur, les communautés apprennent à tolérer l'injustice et l'impunité.

La publicité joue aussi un rôle dans l'autocensure. Les journalistes sont incapables de rapporter la nouvelle sur les liens entre la corruption et le gouvernement parce que la publicité et la commandite gouvernementales décident de l'existence des journaux.

Pour lire le rapport intégral (en espagnol), aller à :

Autocensura y prácticas periodísticas regionales

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