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Les médias sont visés par des tracts de menaces

« Continue à soutenir les salauds de gauchistes et tu meurs; sors de la ville. » Ces propos se trouvent sur un tract anonyme laissé dans une station de radio de Barrancabermeja, en Colombie, dans ce que la Fundación para la Libertad de Prensa (FLIP) qualifie de nouvelle méthode d'intimidation de la presse.

Le 31 janvier, le tract a été abandonné dans les bureaux d'« Antena del Río 780 AM » à Barrancabermeja. On croit qu'il s'adresse à l'Association rurale de Valle del Río Cimitarra (Rural Association of Valle del Río Cimitarra, ACVC), qui produit une émission de radio diffusée deux fois par jour et qui se penche sur les violations des droits de la personne dans la région.

À travers le pays, dans le département de Calle del Cauca, les défenseurs des droits de la personne et les journalistes ont été déclarés « cibles militaires » dans un tract distribué le 4 février autour de Cartago. Parmi les noms de ceux qui se trouvent sur la liste, il y a celui des journalistes Luis Fernando Gil, de l'émission de télévision « Hora 13 », Raúl Parra, directeur de la publication « La Hoja de Parra », et Héctor Fabio García de la station de radio « Cartago Estéreo ».

L'avis, que l'on croit venir des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), met un prix sur la tête de chaque personne désignée et demande aux « collaborateurs » des AUC de « faire leur part », vraisemblablement en donnant suite aux menaces.

D'après Gil, l'avis ne constitue qu'un élément d'une série de tracts visant les mêmes journalistes, qui sont en circulation depuis octobre 2009. Toutes ces menaces sont restées impunies. « Ces avertissements arrivent toujours après que nous ayons rencontré des responsables locaux, ou lorsque nous couvrons des histoires sur des mesures prises par les syndicats », dit-il.

Gil, qui est protégé en vertu d'un programme de protection créé par le Ministère de l'Intérieur, dit craindre pour sa famille après ces menaces. D'autres individus désignés nommément songent aussi à quitter la ville, a-t-ajouté.

Récemment, la FLIP a rapporté que des feuilles volantes remplies de menaces sont distribuées dans diverses parties du pays, plus particulièrement dans l'Atlántico, la Valle del Cauca, Cauca, Nariño, Putumayo et aujourd'hui Santander. En raison de la difficultlé à retracer les menaces et de l'absence de volonté chez les autorités de faire enquête sur ces menaces, la plupart d'entre elles restent impunies, dit la FLIP.

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