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Les peines de prison sont retirées de la loi sur la presse

Victoire pour la liberté de la presse : un tribunal du Costa Rica a réformé récemment une loi sur la presse en éliminant une disposition qui prévoyait des peines de prison pouvant aller jusqu'à 120 jours pour diffamation écrite, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

C'est en décembre dernier que la disposition a été retirée de la Loi de 1902 sur les presses à imprimer, mais l'annonce n'a été rendue publique qu'en février 2010. La décision a été rendue dans une affaire de diffamation contre José Luis Jiménez Robleto, reporter au quotidien de San José « Diario Extra ». Jiménez Robleto avait été inculpé par un ancien officiel après avoir fait paraître un reportage sur des allégations de détournement de fonds. Le journaliste avait été condamné à 50 jours de prison en 2004 en vertu de la loi archaïque sur les presses à imprimer; sa condamnation a par la suite été cassée.

Le code pénal renferme toujours cependant des éléments qui ont un effet peu rassurant pour la libre expression. Le CPJ rapporte que toute personne qui calomnie, diffame ou reproduit des énoncés offensants contre quelqu'un, même des personnalités publiques, est passible d'une amende ou d'être inscrit sur une liste officielle de criminels reconnus, mais non être emprisonné. « Maintenant, nous prions instamment l'Assemblée législative du Costa Rica d'éliminer de son code pénal les dispositions sur la diffamation. »

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