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Les camps politiques exercent des représailles contre leurs critiques

Les attaques contre les médias s'intensifient en Côte d'Ivoire. Un employé des médias a été tué tandis que les partisans des deux présidents, le sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara, s'en prennent aux médias partisans et aux journalistes, indiquent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) et Reporters sans frontières (RSF). La lutte pour le pouvoir menace de dégénérer en guerre civile ouverte.

Le 28 février, Marcel Legré, employé d'une imprimerie de La Refondation, qui publie le journal « Notre Voie », favorable à Gbagbo, a été tiré de son domicile de Koumassi par des individus qui brandissaient des machettes et violemment agressé à mort, rapportent les membres. D'après le numéro du 1er mars de « Notre Voie », Legré a été assassiné parce qu'il travaillait pour La Refondation.

Le même jour, neuf journaux favorables à Ouattara ont suspendu indéfiniment leur parution, citant des « menaces et le harcèlement » de la part de l'administration Gbagbo et des forces de sécurité, disent les membres.

Ce développement fait suite à la décision prise vendredi par le régulateur officiel de la presse écrite, le Conseil national de la presse, que Gbagbo contrôle, de suspendre le quotidien pro-Ouattara « Le Nouveau Réveil », pendant une semaine à cause de son numéro du 22 février, dans lequel on affirme que des partisans de Gbagbo auraient utilisé la veille des grenades propulsées par fusée contre les partisans de Ouattara lors d'une manifestation. Le Conseil a déclaré que des photos crues de manifestants morts, publiées dans le journal, équivalaient à « justifier la violence et l'incitation à la révolte », dit le CPJ.

Le Conseil a en outre frappé les quotidiens « Le Patriote », « Nord-Sud » et « Le Jour Plus », pro-Ouattara, d'amendes de un à deux millions de francs CFA (de 2 100 à 4 200 $US) pour avoir publié les mêmes photos, disent les membres.

Depuis que Gbagbo a refusé de céder le pouvoir à Ouattara, que les observateurs internationaux ont reconnu comme celui qui a remporté l'élection présidentielle de novembre 2010, les forces de Gbagbo ciblent les partisans, réels ou supposés, de Ouattara, en faisant usage d'une force excessive et souvent mortelle contre des manifestants en grande partie non violents, selon ce qu'indique Human Rights Watch. L'impasse politique et militaire, qui suscite une tension extrême, pourrait mener à une autre guerre civile, comme celle qui a divisé le pays en 2002 entre la partie nord contrôlée par des forces rebelles et le sud, que contrôlait le gouvernement.

Lors d'un autre incident survenu le 27 février, des hommes armés ont détruit une station de radiodiffusion qui abritait un transmetteur de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), d'État, contrôlée par Gbagbo, tuant trois personnes dont un technicien.

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