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La presse d'opposition reprend sa diffusion alors qu'un cadre de société éditrice est interpellé

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières vient d'apprendre la reparution le 23 mai 2011 dans les kiosques d'Abidjan du quotidien "Notre Voie", absent depuis la chute du président sortant Laurent Gbagbo le 11 avril. Les locaux du journal, proche du Front Populaire Ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo), avaient été saccagés et occupés par des soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) qui empêchaient les journalistes de travailler. Des responsables du Fonds de Soutien et de Développement à la presse (FSDP), ont récemment visité les rédactions des journaux proches de l'ancien régime qui avaient subi des attaques et des pillages lors de la crise post-électorale. Les autres journaux proches de l'ancien pouvoir tels que "Le Temps", "Le Nouveau Courrier d'Abidjan", "Le Quotidien d'Abidjan" et "Prestige Mag", devraient reparaître dans les jours à venir.

Un mois après l'accession au pouvoir du président Alassane Ouattara, Reporters sans frontières avait fait part de son inquiétude de voir les médias d'opposition étouffés et redoutait que ne se développe une pensée unique en Côte d'Ivoire. L'organisation estime que, tout en étant consciente des dérapages dont le quotidien a pu se rendre coupable par le passé, son retour en kiosques est un signe encourageant vers le respect du pluralisme.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a appris la libération de Nina Bolou, directrice des ressources humaines de Cyclone, la société éditrice du journal "Le Temps", interpellée et détenue par des éléments incontrôlés des FRCI du Président Alassane Ouattara, le 24 mai au matin. Elle a été libérée le jour même en début de soirée. Nina Bolou a été interrogée sur ses activités professionnelles en raison de ses liens avec le journal "Le Temps", lié au Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti du président sortant Laurent Gbagbo.

Reporters sans frontières accueille avec un sentiment mitigé cette libération. L'organisation est certes soulagée par cette nouvelle, mais il reste que son interpellation, aux allures d'enlèvement, ressemble à une tentative d'intimidation contre la rédaction du journal, qui devrait reparaître dans les jours à venir. Ce règlement de comptes est inacceptable.

Cet épisode survient au lendemain de la nouvelle de la mort de Sylvain Gagnetaud, membre de l'Organisation des journalistes professionnels de Côte d'Ivoire, journaliste et présentateur à la Radio de Yopougon.

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