RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Six personnes incarcérées pour le meurtre de Pukanic

Le rédacteur en chef du « Nacional », Ivo Pukanic et le chef du marketing Niko Franjic ont tous deux péri en octobre 2008 lorsqu’une voiture piégée a sauté près de leur bureau de Zagreb
Le rédacteur en chef du « Nacional », Ivo Pukanic et le chef du marketing Niko Franjic ont tous deux péri en octobre 2008 lorsqu’une voiture piégée a sauté près de leur bureau de Zagreb

Nacional.hr

Un tribunal de Croatie a reconnu six hommes coupables du meurtre, exécuté dans le style de la mafia, du journaliste de renom Ivo Pukanic, selon ce que rapportent les dépêches internationales. Pukanic, qui était rédacteur en chef du magazine « Nacional », a été assassiné en octobre 2008, en même temps que son chef du marketing, Niko Franjic, lorsqu'une voiture piégée a explosé près de leur bureau de Zagreb.

La semaine dernière, les six hommes ont été condamnés à des peines variant de 15 à 40 ans de prison pour meurtre au premier degré et pour participation à un meurtre au premier degré.

Pukanic était connu pour ses enquêtes sur la criminalité et la corruption aux plus hauts niveaux de la société croate. Il était réputé avoir des liens très étroits avec certains criminels, mais l'avis général est qu'il a été victime d'une agression du crime organisé et qu'il a été visé à cause de ce qu'il écrivait.

À l'époque du meurtre, l'Organisation des médias du Sud-Est de l'Europe (South East Europe Media Organisation, SEEMO), une organisation affiliée à l'Institut international de la presse (IIP), avait qualifié l'attentat de l'« une des agressions les plus graves contre la liberté de la presse de ces dernières années, non pas uniquement en Croatie mais dans toute la région sud-est de l'Europe ».

Huit personnes - toutes réputées avoir des liens avec des groupes du crime organisé - ont été inculpées du meurtre de Pukanic. Trois d'entre elles subissent actuellement un procès dans le pays voisin la Serbie, pour le même crime, dont Zeljko Milovanovic, qui a été inculpé dans les deux pays.

On croit que Milovanovic, qui subit son procès in absentia en Croatie, serait celui qui a activé la bombe placée sous la voiture de Pukanic. C'est pourquoi il a reçu la sentence la plus lourde.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), au moment du dépôt des accusations, « les autorités doivent maintenant traduire en justice les cerveaux qui ont parrainé les huit accusés, et transmettre le message que l'impunité ne sera pas tolérée ».

La cour n'a pas pu déterminer qui a commandité les assassinats, ce qui a incité le premier ministre de la Croatie à congédier les ministres de la Justice et de l'Intérieur. Après les meurtres, la Croatie a redonné de l'élan à son système judiciaire et mis sur pied un département spécial chargé de poursuivre et de traduire en justice le crime organisé et les affaires de corruption.

S'attaquer à la corruption et réprimer le crime organisé constituent une exigence clé pour tous les pays des Balkans qui veulent adhérer à l'Union européenne, ce que la Croatie espère réaliser en 2012.

Dernier Tweet :

"Covering African places and people in terms familiar to their audiences can do more harm than good. It suggests Af… https://t.co/nLrf4qYIw6