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Un journaliste est condamné à trois ans de prison pour « irrespect »

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et Reporters sans frontières (RSF) rapportent qu'un journaliste cubain vient d'être condamné à trois ans de prison pour « irrespect envers l'autorité ».

Albert Santiago Du Bouchet Hernández, directeur de l'agence de nouvelles indépendante Habana Press, a été arrêté le 18 avril aux limites de La Havane tandis qu'il rendait visite à des parents. La police a prétendu que Du Bouchet Hernández criait des slogans anti-gouvernementaux dans la rue.

Selon les dépêches, on lui aurait refusé un procès équitable, notamment l'accès à un avocat. On ne sait pas avec certitude s'il doit aussi répondre à des accusations de distribution de propagande ennemie.

Miriam Herrera, journaliste indépendant basée à La Havane qui s'est entretenue avec Du Bouchet Hernández depuis son incarcération, a déclaré au CPJ qu'elle croyait qu'il a été jeté en prison en représailles à son travail - il avait couvert récemment des questions sociales.

Les groupes membres de l'IFEX demandent au gouvernement cubain de rendre publiques les raisons de l'arrestation et de l'emprisonnement de Du Bouchet et, s'il est inculpé d'avoir exprimé ses opinions de manière non violente, de le libérer.

Du Bouchet Hernández a déjà été incarcéré pour « irrespect » (« desacato »), disent les membres. Il a été arrêté en août 2005, quelques mois après avoir couvert le congrès de l'Assemblée pour promouvoir la société civile. Ce rassemblement de deux jours, sans précédent à Cuba, avait réuni 200 militants d'opposition et invités pour débattre de moyens de créer la démocratie à Cuba. Du Bouchet Hernández a été remis en liberté en août 2006 après avoir purgé une peine d'un an de prison.

Du Bouchet a fait appel de sa sentence mais il est peu probable qu'il ait gain de cause. D'après le WiPC, des nombreux écrivains, journalistes et bibliothécaires emprisonnés lors de la vague de répression du « Printemps Noir » d'avril 2003, qui ont fait appel de leurs sentences, aucun n'a réussi.

Selon le CPJ, 21 reporters et rédacteurs indépendants sont en prison à l'heure actuelle à Cuba, deuxième pays parmi les pires geôliers de journalistes du monde, après la Chine.

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