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JED exprime sa déception à l'issue d'un verdict sur l'assassinat du journaliste Franck Ngyke et son épouse

(JED/IFEX) - Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Matete en République démocratique du Congo a rendu, vendredi 13 avril 2007, son verdict dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Franck Ngyke et de son épouse Hélène Mpaka. Au total, Joël Munganda, principal accusé, ainsi que Papy Munongo ont été condamné à la peine capitale. Le troisième accusé, Didier Awatimbine, a été condamné à la prison à perpétuité. Toutes ces personnes ont été reconnues coupables d'assassinat, de tentative de meurtre, d'extorsion et de violation des consignes.

Le Tribunal a également condamné, par défaut, un autre accusé, Serges Kabungu Obez à 5 ans de prison ferme pour avoir acheté le téléphone ayant appartenu au journaliste et a acquitté Paulin Kusungila, oncle de Joël Munganda, poursuivi pour association des malfaiteurs.

A l'issue de ce verdict, le président du tribunal a annoncé que les personnes condamnées ainsi que la partie civile disposent de 5 jours pour interjeter appel contre ce jugement si elles le désirent.

Journaliste en danger (JED), exprime sa déception face à l'issue de ce "procès inachevé" qui n'a pas permis de faire éclater toute la vérité sur le mobile de ce double assassinat du journaliste et de son épouse, ainsi que sur le mobile de ce crime. JED regrette le fait que dans cette affaire le tribunal a privilégié la seule piste d'un crime crapuleux en dépit des témoignages concordants indiquant que le meurtre du journaliste avait été commandité.

Franck Ngyke, rédacteur en chef de la rubrique politique du quotidien "La Référence Plus", paraissant à Kinshasa, et son épouse Hélène Mpaka ont été abattu, dans la nuit du 2 au 3 novembre 2005, dans leur résidence de Kinshasa/ Mombele.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles avaient déploré la légèreté avec laquelle l'instruction de cette affaire a été menée tant au niveau de la police que du parquet militaire, et le refus du Tribunal de faire droit à leurs nombreuses requêtes tendant à voir certaines personnalités être entendues en audience publique. "Ce procès s'achève sans que l'on puisse connaître les mobiles du crime et alors qu'il subsiste encore de nombreuses zones d'ombre", avaient-ils déclaré.

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