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RSF demande la libération d'un journaliste incarcéré depuis six mois et "oublié" dans une prison de Kinshasa

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières demande la libération de Bosange Mbaka, journaliste du périodique "Mambenga" paraissant à Kinshasa, arrêté il y a six mois dans le cadre de rafles de sympathisants présumés du sénateur Jean-Pierre Bemba et poursuivi pour "vol d'effets militaires".

"La mésaventure de Bosange Mbaka doit prendre fin, car elle montre, une fois de plus, les graves carences du système judiciaire congolais et les règles arbitraires de la police. Il semble que ce journaliste a été arrêté et maintenu en détention, non pas pour une ridicule histoire de téléphone trouvé, mais en raison de son patronyme et de son origine. Il est aujourd'hui coincé en prison, victime d'une justice défaillante et corrompue", a déclaré l'organisation.

Bosange Mbaka, dit "Che Guevara" avait été dépêché par son journal à la Cour suprême de justice à Kinshasa, le 21 novembre 2006, pour couvrir une audience publique, quand des affrontements avaient éclaté entre des soldats et des militants du parti du sénateur Jean-Pierre Bemba, rival malheureux du président sortant Joseph Kabila à l'élection présidentielle. Le bâtiment de la Cour suprême de justice avait été incendié par les manifestants. Lors des heurts, le journaliste avait ramassé le téléphone portable d'un militaire et était allé le remettre au poste de garde. Mis aux arrêts, Bosange Mbaka avait d'abord été détenu plus d'un mois au siège de la Direction générale des services spéciaux de la police, dit "Kin-Mazière", avant d'être transféré au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).

Le journaliste a été interrogé sur son métier, sa présence ce jour-là à la Cour suprême de justice et, étant originaire de la province de l'Equateur, sur ses sympathies supposées avec Jean-Pierre Bemba. De nombreux citoyens originaires de cette province, fief du sénateur, ont été arrêtés lors de rafles visant à neutraliser ses sympathisants réels ou supposés.

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