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Quatre journalistes de la chaîne publique détenus pour "tentative de déstabiliser la RTNC"

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières proteste contre le maintien en détention de Vincent Hata, Michel Shango et Eugène Risasi Tambwe, journalistes de la chaîne publique Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), arrêtés les 26 et 27 juillet 2007 sur ordre d'Emmanuel Kipolongo, administrateur délégué général de la RTNC. Ils sont accusés d'avoir "préparé une réunion en vue de détruire les installations de la chaîne publique".

Journaliste en danger (JED), l'association partenaire de Reporters sans frontières dans le pays, a annoncé qu'un quatrième journaliste de la chaîne, Makolo Tshilumbayi, avait été arrêté en même temps, lui aussi en raison de ses activités syndicales.

Une crise oppose le comité de gestion de la RTNC et la délégation syndicale depuis plusieurs mois.

"Les arrestations abusives se multiplient dans le pays. La liberté syndicale est reconnue par la constitution congolaise, et elle constitue un élément essentiel du droit du travail et un corollaire à la liberté d'opinion. Les allégations de l'administrateur général quant aux intentions néfastes [de ces journalistes] ne semblent avoir aucune base sérieuse. Les trois journalistes dont on peut craindre qu'ils soient maltraités, doivent être libérés au plus vite", a déclaré RSF.

D'après un officier de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police (DRGS) rencontré par JED, les quatre syndicalistes sont accusés "d'injures publiques et outrages envers le chef de l'Etat, tentative de déstabiliser la RTNC et pour avoir discrédité le gouvernement par le déclenchement d'une grève".

Après avoir été détenus dans un camp militaire de la garde républicaine, Makolo Tshilumbayi, Vincent Hata, Michel Shango et Eugène Risasi Tambwe ont été transférés, le 28 juillet, dans les cachots de "Kin Mazière", quartier général de la DRGS.

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