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Deux journalistes ougandais de en mission en Goma arrêtés pour avoir tenté d'entrer en contact avec un général dissident

(JED/IFEX) - Paul Harera Sebikali et Robert Isaur, journalistes ougandais à l'hebdomadaire indépendant "The Monitor" paraissant à Kampala (capitale de l'Ouganda), sont en détention, depuis mercredi 3 octobre 2007, au cachot du Bureau des Renseignements de la 8ème Région militaire à Goma, est de la RD Congo. Il leur est reproché "des contacts avec le général dissident Laurent Nkunda".

Journaliste en danger (JED) a pu rencontrer, mardi 9 octobre 2007, les deux journalistes sur leur lieu de détention à Goma. Il ressort de l'entretien que Sebikali et Isaur ont été appréhendés dans la localité de Mugunga (située à 15 km au sud de Goma), alors qu'ils se dirigeaient dans le territoire de Masisi, fief des troupes dissidentes dirigées par lé général déchu Laurent Nkunda. Au moment de leur interpellation, ils auraient été soupçonnés de "tentative de livraison d'armes au général dissident". Mais selon le colonel Delphin Kayimbi, commandant adjoint de la 8ème région militaire, que JED a pu joindre, il est officiellement reproché aux deux journalistes ougandais d'avoir voulu "entrer en contact avec l'ennemi de la RDC et faire des interviews sans l'accord des FARDC (forces armées de la République démocratique du Congo) en cette zone de guerre".

Les deux journalistes ont déclaré à JED qu'ils étaient envoyés par la rédaction du "The Monitor" pour interviewer le général dissident Laurent Nkunda et vérifier l'authenticité d'un communiqué de presse que le Congrès national pour la défense de la patrie (CNDP, mouvement-politico militaire dirigé par Laurent Nkunda) aurait envoyé au journal pour publication. Ils étaient porteurs d'un ordre de mission de leur journal et étaient entrés régulièrement à Goma.

Sur la base des informations obtenues, JED constate que les deux journalistes ougandais n'ont commis aucun délit en cherchant, professionnalisme oblige, à vérifier à la source leurs informations. Il est donc aberrant de les garder en détention prolongée dans un lieu qui échappe totalement au système judiciaire de la République. Par conséquent, JED demande au commandant de la 8ème région militaire de libérer purement et simplement ces deux journalistes

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