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Les responsables de JED reçoivent des menaces de mort

(RSF/IFEX) - A l'occasion de la visite officielle du président Joseph Kabila en France les 16 et 17 juillet 2008, RSF lui a adressé une lettre ouverte l'alertant des menaces pesant sur les responsables de son organisation partenaire en République Démocratique du Congo, Journaliste en Danger (JED).

Monsieur Joseph Kabila
Président de la République
Palais de la Nation
Kinshasa-Gombe
République Démocratique du Congo

Paris, le 16 juillet 2008

Monsieur le Président,

Alors que vous allez entamer une visite officielle en France, Reporters sans frontières souhaite attirer votre attention sur la multiplication des menaces pesant sur l'organisation de défense de la liberté de la presse, Journaliste en Danger (JED), notre organisation partenaire en République Démocratique du Congo.

Le 7 juillet 2008, les responsables de JED ont reçu un e-mail anonyme, provenant de l'adresse [email protected] dénigrant l'organisation, et les menaçant de mort. "Voilà que tant des gens en ont payé le prix et cela peut être votre cas aussi n'importe quand surtout que nous sommes avec vous ici sans que vous nous identifiez. On l'aurait déjà fait si facilement, mais le moment viendra", avertissait le message. Une semaine plus tard, l'un d'eux a reçu un coup de téléphone d'intimidation du numéro suivant: +243 81 86 83 879, d'un homme se présentant comme l'auteur de l'e-mail du 7 juillet.

Journaliste en danger est pour nous un partenaire essentiel dans notre action pour la liberté de la presse. L'organisation a reçu le quinzième prix Reporters sans frontières - Fondation de France en 2006. Reconnue par la communauté internationale pour son indépendance et la rigueur de son travail, JED est un atout majeur pour votre pays et joue un rôle capital dans la transition dont vous avez la charge.

C'est pourquoi nous vous demandons de veiller à ce que les membres de JED soient protégés et de faire votre possible pour que cessent les menaces dont les responsables de JED sont victimes. Nous avons de fortes raisons de craindre que celles-ci ne se transforment en actes.

En septembre 2007, nous avions déjà exprimé notre exaspération et notre inquiétude devant les sérieuses menaces proférées à l'encontre de Donat M'Baya Tshimanga et Tshivis Tshivuadi qui les avaient poussés à quitter momentanément le pays.

Dans l'espoir de voir notre requête prise en considération, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.

Robert Ménard
Secrétaire général

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