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Un reporter belge et ses collaborateurs libérés; un autre journaliste donné pour mort retrouvé vivant

(JED/IFEX) - Journaliste en danger (JED) exprime son soulagement après la libération, ce vendredi 7 novembre 2008, de Thomas Scheen, journaliste belge correspondant en Afrique du journal allemand "Francfurter Allgemeine Zeitung", son interprète congolais Charles Ntiricya ainsi que de leur chauffeur. Les trois personnes avaient été enlevées mardi 4 novembre 2008 à Rutshuru, territoire situé à 75 Km de Goma, capitale provinciale du Nord Kivu, à l'est de la RDC, par des combattants Maï Maï du PARECO (Parti des Résistants Congolais).

JED condamne toute tentative de se servir des journalistes pour obtenir des revendications politiques ou militaires, et demande à tous les protagonistes de la guerre qui sévit à l'Est de la RDC de ne rien faire qui puisse mettre en danger la vie des professionnels des médias qui ne font que leur métier.

Thomas Scheen et ses deux collaborateurs congolais s'étaient rendus dans cette partie de la RDC pour réaliser un reportage sur la prise de Kiwanja et de Rutshuru par les troupes du CNDP. Après leur enlèvement, les trois personnes étaient gardées à Mabenga dans le Parc de Virunga. Contacté par un correspondant de JED à Goma, le chef du PARECO, Sendugu Museveni, avait déclaré que "son mouvement exigeait que les troupes du CNDP évacuent la localité de Kiwanja avant de libérer les trois personnes".

Alfred Munyamaliza Bitwahiki Njonjo, journaliste présentateur du journal parlé en kinyarwanda à la Radio communautaire Ushirika (RACOU), donné pour mort, par plusieurs sources, lors des affrontements entre les troupes du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) et les combattants Maï Maï du PARECO dans le territoire de Rutshuru, est bien vivant comme a pu le vérifier JED après plusieurs recoupements. Dans un entretien téléphonique, Njonjo ainsi que Faustin Tawite, également journaliste de RACOU, ont affirmé à JED qu'ils se sont refugiés, le 7 novembere dans la journée, dans un campement de la MONUC craignant pour leur vie.

Pour rappel, la RACOU, seule radio présente à Kiwanja, a été pillée, le 4 novembre, par les hommes du CNDP dans la foulée des affrontements qui les ont opposés aux combattants Maï Maï. Tous les journalistes travaillant pour cette station de radio se sont alors dispersés pour échapper à ce qui ressemblait à une action de représailles. Par la suite, la maison de Njonjo a été attaquée et incendiée.

Dans un communiqué diffusé, jeudi 6 novembre, JED, a exprimé ses vives préoccupations au sujet de la situation sécuritaire des journalistes et collaborateurs des médias, congolais et étrangers, pris entre les feux des belligérants. Par la même occasion, JED demandait à la MONUC d'user de toutes ses prérogatives pour sécuriser les professionnels des médias en plein exercice de leur métier.

Mise à jour du cas Njonjo (anglais seulement): http://www.ifex.org/en/content/view/full/98292

Mise à jour des cas Tawite et Scheen: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/98290

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