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JED demande une enquête sur l'agression d'un journaliste à N'Djili

(JED/IFEX) - Dans une lettre adressée, mercredi 20 avril 2011, au général Dieudonné Oleko, inspecteur provincial de la police pour la ville de Kinshasa, capitale de la RDC, Journaliste en danger (JED) a élevé une vigoureuse protestation contre l'agression et le mauvais traitement infligé, mardi 19 avril 2011, à M. Aigle Manuana Kamayi, cameraman à "Molière TV", une chaîne de télévision privée émettant à Kinshasa, par les agents de la police nationale congolaise dans la commune de N'Djili, à l'est de la capitale.

Dans cette correspondance, dont copies ont été réservées notamment au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur et Sécurité ainsi qu'au ministre de la Justice et des Droits humains, JED a demandé à l'inspecteur général de la police d'ouvrir une enquête interne et d'établir les responsabilités dans l'agression de ce professionnel des médias qui n'a commis aucune faute professionnelle, ni une infraction à la loi.

JED a également demandé au général Oleko de prendre l'agression de ce journaliste au sérieux en donnant des sanctions exemplaires aux auteurs de cet incident afin de décourager d'autres actes du genre qui ont tendance à se multiplier.

Selon les informations parvenues à JED, M. Manuana a été passé à tabac, mardi 19 avril 2011 vers 11 heures, par un groupe d'éléments armés de la police nationale congolaise qui ont déchiré sa chemise et blessé sa jambe gauche en l'accusant de vouloir prendre en image leur jeep qui s'était embourbée dans une route séparant les quartiers 7 et 8 de la commune de N'Djili.

Après l'avoir roué de coups, les policiers l'ont embarqué dans leur jeep et conduit à leur bureau situé au quartier 1 de la commune de N'Djili, où il a été détenu pendant plusieurs heures. Son matériel de travail, ainsi que tous ses effets personnels ont été confisqués.

Contacté mercredi matin par JED, Manuana a déclaré que toutes ses cassettes d'enregistrement ont été visualisées et aucune image de ces policiers n'a été trouvée. "C'est alors que j'ai été libéré, dans la soirée, par le colonel Elvis qui a ordonné à ses agents de restituer ma caméra et d'autres effets confisqués", a ajouté le journaliste.

Dans un communiqué rendu public, vendredi 15 avril 2011, JED s'inquiétait déjà de la montée de l'intolérance politique à Kinshasa et dans certaines provinces et qui pourrait être un prélude à de graves atteintes à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes à quelques mois des élections.

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