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Groupe congolais exige libération d'un journaliste détenu par la police

Journaliste en danger (JED) s'insurge contre l'arrestation d'un journaliste à Shabunda, localité située à 350 Km de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RDC), par un groupe d'éléments de la police nationale congolaise sur ordre de M. Daniel Eloko Nsala, administrateur du territoire de Shabunda.

Selon le témoignage recueilli par JED, François Kiyana, journaliste de la Radio Communautaire Mutanga, station émettant à Shabunda, a été arrêté, mercredi 14 août 2013 vers 7 heures, par un groupe d'agents de la police. Le journaliste a été conduit manu militari au cachot de la police où il est encore détenu.

Cette arrestation est consécutive à la diffusion « tardive », mardi 13 août 2013 vers 21 heures, d'un communiqué signé par l'administrateur du territoire de Shabunda invitant la société civile et le conseil de sécurité local à une réunion qu'il devrait présider mercredi 14 août 2013 à 9 heures locales.

Contacté par JED, Pius Mukenenge, directeur de la Radio Communautaire Mutanga a déclaré : « Il nous est reproché d'avoir diffusé le communiqué plus tard que souhaité par l'autorité territoriale. En effet, le communiqué nous est parvenu aux environs de 20 h15 locales alors que nous étions en relais avec la Radio Okapi pour l'émission Dialogue Entre Congolais. Toutefois, nous avons lu le communiqué pour la première fois, le même mardi après notre Flash Info de 21 heures et pour la deuxième fois le mercredi matin à 7h30, heure à laquelle le journaliste François Kiyana a été arrêté par les agents de la police. Le message de l'administrateur du territoire était bel et bien passé puisque ladite réunion a eu lieu à l'heure indiquée ».

Toutes les tentatives destinées à recueillir la version de l'administrateur du territoire et celle du commandant de la police qui a procédé à l'arrestation de François Kiyana se sont avérées vaines.

JED élève une vigoureuse protestation contre l'arrestation illégale du journaliste François Kiyana.

JED exige la libération immédiate et sans condition du journaliste et demande à l'administrateur du territoire de Shabunda de s'abstenir de poser des actes tendant à nuire à l'exercice de la liberté de la presse dans le territoire.

JED rappelle que l'acte posé par l'administrateur du territoire n'est pas le premier coup porté contre la presse. M. Daniel Eloko avait suspendu pendant cinq jours au mois de juillet 2013 deux émissions politiques de ce même média.

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