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Détention d'un journaliste en RDC pendant quatre heures dans un cachot

Journaliste en danger (JED) condamne la séquestration pendant quatre heures d'un journaliste dans un cachot du parquet général de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental (Centre de la RDC), sur plainte d'un responsable d'une école locale.

Selon les informations parvenues à JED, Michel Tshiyoyo, journaliste à Radio Télévision Espérance (RTE), station émettant à Kananga, a été mis aux arrêts, lundi 2 juin 2014 vers 10 heures (heure locale), au parquet général de Kananga, quelques minutes seulement après avoir été auditionné sur procès-verbal autour d'une émission à téléphone ouvert qu'il a animée le week end.

Le journaliste s'était rendu au parquet général de Kananga, suite à une plainte de M. Sangamayi, préfet d'étude au Collège Pie X, répondre à une invitation d'un magistrat qui a émis à son encontre, samedi 31 mai 2014, un mandat de comparution. Après avoir été verbalisé pendant plus ou moins cinq minutes autour d'une émission à téléphone ouvert qu'il a animée samedi 31 mai 2014 vers 7 heures, Michel Tshiyoyo a été conduit directement au cachot du parquet général de Kananga où il a été détenu.

Au cours de cette émission intitulée « Tour de contrôle », Michel Tshiyoyo a fait passer les interventions téléphoniques de ses auditeurs et d'un parent qu'il a reçu dans son émission dénonçant l'augmentation, par certains préfets d'études de différentes écoles de Kananga, des frais du Test National de Fin d'Etudes Primaires (TENAFEP) et de dissertation, fixés par l'autorité provinciale.

Contacté par JED, un journaliste local qui a accompagné Michel Tshiyoyo au parquet général de Kananga, a déclaré que le magistrat instructeur de ce dossier lui a tenu, quelques temps après l'arrestation du journaliste, ces propos : « Vous les journalistes, nous allons maintenant commencer à vous éduquer afin de vous remettre sur le droit chemin ». Selon ce journaliste : « Les auditeurs et le parent que Michel Tshiyoyo a reçu dans son émission n'ont pas nommément cité les préfets d'étude qui foulent au pied l'arrêté signé par le gouverneur de la province du Kasaï Occidental fixant les frais à payer pour le TENAFEP et la dissertation. La réalité est que certains préfets exigent aux parents le paiement de la somme de 50. 000 francs congolais (soit 55 dollars américains) alors que le montant fixé par l'autorité provinciale est de 21.000 francs congolais (23 dollars américains) ».

Tout en prenant acte de cette libération, Journaliste en danger (JED) regrette la décision du magistrat instructeur de ce dossier qui trahit son hostilité manifeste à l'égard de la presse.

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