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2007, LA PIRE ANNÉE POUR LES MÉDIAS D'ÉGYPTE DEPUIS L'INDÉPENDANCE, DIT HRINFO

En dépit de la floraison des blogueurs et des médias indépendants, l'année dernière a été la pire pour la presse jamais recensée depuis l'accession de l'Égypte à l'indépendance, en 1952, conclut le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, HRInfo). Et avec de nombreuses poursuites intentées à la fin de 2007, les perspectives ne sont pas brillantes pour l'année qui vient, dit HRInfo.

Dans son premier rapport annuel sur la libre expression en Égypte, HRInfo met en lumière les principales menaces qu'a rencontrées la liberté de la presse l'an dernier dans le pays, à commencer par le recours notoire, par l'État, aux lois pénales sur la diffamation pour faire taire écrivains et journalistes. Mais beaucoup d'autres menaces ont contribué à cette année record, depuis l'augmentation du nombre des poursuites pour « hesba » (« insulte à Dieu »), où, aux termes de la loi islamique, toute personne peut intenter des poursuites si elle croit que Dieu a été offensé, jusqu'à un vigoureux système de censure que le gouvernement n'hésite pas à utiliser.

Dans la première section, vous allez trouver de quelles lois sur la liberté de la presse les autorités égyptiennes font régulièrement fi, et à quelles lois elles ont recours pour infliger des amendes à des journalistes ou pour les enfermer. On a intenté 500 procès contre des journalistes, des écrivains et des blogueurs en 2007, un nombre effarant.

La deuxième moitié du rapport souligne des cas de violation commise contre des journalistes et des blogueurs - et, pour la première fois, contre des artistes. Examinez qui sont les journalistes qui sont allés devant les tribunaux pour « insulte au président »; consultez la liste des sites web qui ont été bloqués en 2007; ou encore, apprenez-en davantage sur les films et les pièces de théâtre qui n'ont pas été retenus parce qu'ils incitaient à la révolution.

Vers la fin du rapport, il devient évident que les journalistes, les écrivains, les blogueurs et les artistes ont payé « un prix très élevé pour (jouir de) la liberté d'expression qu'assurerait le gouvernement ».

Pour lire le rapport, cliquer ici :
- en anglais : http://openarab.net/en/reports/opinion/index.shtml
- en arabe : http://www.hrinfo.net/press/2008/pr0124.shtml
(29 janvier 2008)

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