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LES FORCES DE SÉCURITÉ DÉTIENNENT DES MILITANTS DE L'INTERNET

Les forces de sécurité égyptiennes ont détenu brièvement un militant de l'Internet qui appartient à un groupe antigouvernemental - troisième détention en moins d'un mois d'un défenseur de l'Internet en Égypte, rapporte le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI).

Rami al-Swisi, membre du Mouvement de la Jeunesse du 6 avril, a été détenu pendant une journée le 2 mars par des agents de sécurité qui ont effectué une descente à son domicile au milieu de la nuit et saisi son ordinateur et son téléphone cellulaire. Son arrestation survient tandis que le mouvement appelait à une journée nationale de protestation le 6 avril, premier anniversaire d'une grève générale qui a dégénéré en violents affrontements entre la police et les travailleurs.

Le Mouvement du 6 avril a été fondé l'an dernier par de jeunes militants qui affirmaient n'appartenir à aucun parti ou groupe politique.

Derrière le slogan « Des jeunes qui aiment l'Égypte », le mouvement a commencé à attirer un vaste appui sur Internet tandis que divers groupes politiques en Égypte lançaient un appel à la grève générale le 6 avril de l'année dernière pour protester contre la hausse du coût des aliments et le blocage des salaires. Trois personnes ont été tuées et plus de 150 autres blessées lorsque la police et les protestataires se sont affrontés dans la ville textile de Mahalla el-Kubra, point culminant de plus d'un an de grèves des travailleurs de l'industrie textile qui exigeaient une augmentation de salaire pour contrer l'inflation galopante.

Le groupe du 6 avril s'est transformé depuis en un mouvement de protestation plus générale, et dit compter 70 000 membres grâce au site de réseautage social Facebook qui, avec des blogues, émerge comme forum majeur de la critique du gouvernement en Égypte. Le groupe appelle maintenant à une nouvelle grève le 6 avril 2009 pour un vaste éventail de questions socio-politiques, notamment la corruption, la piètre qualité de l'éducation et le coût de la vie élevé.

Ces dernières semaines les autorités égyptiennes ont accentué leurs tactiques contre les blogueurs et les militants du web, même si le gouvernement a libéré le politicien d'opposition Ayman Nour, un de ses critiques les plus en vue.

Le mois dernier, des agents de sécurité ont détenu le militant germano-égyptien Philip Rizk et le blogueur Diaa Eddin Gad, qui ont exprimé leur appui aux Palestiniens lors du récent conflit dans la Bande de Gaza. Rizk a été libéré après plusieurs jours à la suite d'un tollé international. Gad reste détenu en un lieu inconnu.

D'après l'ANHRI, « il est clair que l'absence de sanctions contre la police pour le crime que constitue l'enlèvement de Philip Rizk et Diaa Eddin Gad le 6 février a encouragé celle-ci à perpétrer le même crime une troisième fois en moins d'un mois. »

Consulter les sites suivants :
- ANHRI : http://www.ifex.org/en/content/view/full/101246/
- Page de l'IFEX sur l'Égypte : http://tinyurl.com/bx2zf4
- Menassat.com : http://tinyurl.com/b3c9mp
- Mouvement du 6 avril sur Facebook : http://tinyurl.com/ate6j4
(11 mars 2009)

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