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DES MEMBRES LOCAUX MARQUENT LE CENTENAIRE DE MANIFESTATIONS EN FAVEUR DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Une centaine environ de journalistes, défenseurs des droits de la personne et travailleurs des médias se sont rassemblés au Caire cette semaine afin de marquer le « centième anniversaire des manifestations de 1909 en faveur de la liberté de la presse en Égypte », un événement organisé par les membres de l'IFEX en Égypte, à savoir le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights Information, ANHRI), l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) et l'Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organization for Human Rights, EOHR). La manifestation était organisée en collaboration avec le Comité des affaires arabes du Syndicat des journalistes égyptiens (Egyptian Journalists Syndicate, EJS).

Lors du symposium, des journalistes, des écrivains, des poètes et des blogueurs ont discuté de la façon dont la liberté de la presse s'est détériorée depuis que 25 000 journalistes et citoyens ont défilé dans les rues en 1909 en faveur de la liberté de la presse. Les manifestations, qui ont duré quelques jours, ont été organisées pour protester contre des modifications à la Loi de 1909 sur la publication, qui habilitent les autorités à fermer les journaux. Les journaux locaux étaient considérés comme « la voix du public » pendant la période marquée par l'influence britannique, sous le régime du khédive.

La célébration de cette semaine rappelait la lutte héroïque des journalistes égyptiens au cours des cent dernières années, menée par le journaliste Ahmed Helmy, qui avait été inculpé d'avoir diffamé le khédive. Helmy a subi un autre procès après un discours prononcé lors d'une des manifestations, devant des dizaines de milliers de citoyens venus au Caire de divers gouvernorats de l'Égypte. Il est devenu le premier journaliste emprisonné aux termes de la loi sur la publication.

Parmi les orateurs de l'événement de cette année se trouvaient des journalistes qui ont été inculpés de diffamation ou d'autres délits reliés à la libre expression, notamment Ibrahim Mansour, directeur du journal « al Dostour »; la blogueuse Noura Younis; Hussain Abdul Ghani, directeur du bureau d'Al-Jazirah au Caire; le journaliste et présentateur de la télévision Wael El Ebrashi; et Mohamed Hashim, de la maison d'édition Dar Merit.

Les organisateurs ont en outre publié un livre documentaire gratuit à l'occasion de cet événement, ouvrage qui contient des exemples d'articles et d'illustrations publiés par la presse égyptienne il y a un siècle. Pour avoir un exemplaire de la publication sur le centenaire, communiquer avec ANHRI à : info (@) anhri.net

L'EOHR publie un rapport qui coïncide avec l'anniversaire, dans lequel elle recense 411 cas de violations de la liberté d'opinion et d'expression en Égypte au cours des dix dernières années et les lois égyptiennes utilisées pour poursuivre les contrevenants. Le rapport, « When will the presidential promise of 2004 turn into reality? » (Quand la promesse présidentielle deviendra-t-elle réalité ?), renvoie à la promesse faite par le président en 2004 d'abolir l'incarcération pour les affaires reliées à l'édition.

Dans son rapport, l'EOHR recense 38 cas de mauvais traitements et d'outrages infligés à des journalistes, 33 cas de journalistes traduits devant le ministère public et 168 cas de journalistes qui ont comparu devant des tribunaux entre 2000 et aujourd'hui. L'EOHR note également la confiscation de plus de 130 livres, la détention de blogueurs et les graves violations commises contre les chaînes satellitaires. Consulter le site web de l'EOHR à : http://en.eohr.org/

(1 avril 2009)

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