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Le blogueur Kareem Amer enfin libéré

Le blogueur égyptien Kareem Amer, dont l'affaire a symbolisé la lutte pour la libre expression dans le cyberespace, vient d'être remis en liberté après avoir purgé quatre ans de prison pour avoir insulté l'islam et le Président Hosni Moubarak, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF), le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI).

Amer, dont le nom au complet est Abdel Kareem Nabil Suleiman, a été libéré le 15 novembre, Journée internationale de l'Écrivain en prison - non sans avoir été détenu illégalement pendant dix jours de plus que ne le prévoyait sa sentence, sans avoir non plus été tabassé par des officiers, disent les membres de l'IFEX.

« Nous sommes profondément soulagés et heureux de savoir que le cauchemar de Kareem est terminé et qu'il est enfin libre », dit RSF. « Rien ne pourra effacer ses quatre années de souffrances résultant d'une condamnation totalement injustifiée, mais au moins il ne sera plus le bouc émissaire du gouvernement égyptien, que les critiques exprimées par les blogueurs irritent. »

Amer a été le premier blogueur à subir un procès en Égypte à cause de ce qu'il affiche sur Internet. Ses blogues critiquaient régulièrement les religieux et les excès autoritaires du gouvernement du Président Moubarak, de même que les plus hautes institutions religieuses d'Égypte, notamment l'université sunnite Al-Azhar, où il a étudié le droit avant d'en être expulsé.

Son calvaire a mis en lumière l'assaut du gouvernement égyptien contre les voix dissidentes qui s'expriment sur des blogues et dans des réseaux sociaux, qui sont plus compliqués à maîtriser que les médias d'opposition traditionnels.

Les membres de l'IFEX, ainsi que la Coalition « Libérez Kareem », ont travaillé avec détermination pour obtenir sa remise en liberté, organisant manifestations et rassemblements dans son pays natal et désignant Amer comme l'un de leurs cas à grande priorité. RSF a distingué les avocats d'Amer, Gamal Eid et Rawda Ahmed de l'ANHRI « pour leur dévotion infatigable à sa cause, en dépit des conditions extrêmement difficiles dans lesquelles ils ont dû le défendre ».

La libération d'Amer arrive tandis que la répression du gouvernement égyptien s'abat sur les médias à la veille des élections parlementaires du 28 novembre. Le rédacteur en chef du quotidien indépendant d'Égypte « Al-Dustour », Ibrahim Eissa, a été viré le mois dernier. D'autres journalistes se sont plaints de l'ingérence du gouvernement.

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    Le rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant « Al-Dustour », Ibrahim Eissa, a été congédié par les nouveaux propriétaires du journal - dernier en date d'une série de congédiements visant à intimider la presse avant les élections parlementaires du mois prochain en Égypte, indiquent le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), l'Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organization for Human Rights, EOHR), l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).



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