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Egypte: "Le nouveau procès des journalistes d'Al-Jazeera doit être l'occasion de reconnaître leur innocence"

REUTERS/Asmaa Waguih

Cet article a été initialement publié sur rsf.org le 1 janvier 2015.

La Cour de cassation égyptienne a ordonné la tenue d'un nouveau procès pour les journalistes d'Al Jazeera détenus depuis plus d'un an. Ces derniers restent pour le moment emprisonnés.

Peter Greste, Mohamed Fadel Fahmy et Baher Mohamed, condamnés en juin 2014 à des peines allant de sept à dix ans de prison pour "diffusion de fausses nouvelles" et "appartenance à une organisation terroriste", vont se retrouver à nouveau devant la justice égyptienne au terme d'une année marquée par un climat particulièrement hostile à la liberté de l'information en Egypte.

"Le nouveau procès des journalistes d'Al-Jazeera doit être l'occasion de reconnaître leur innocence et d'abandonner toutes les charges à leur encontre, déclare Lucie Morillon, directrice des programmes de Reporters sans frontières. Les trois journalistes, qui ne sont coupables d'aucun chef d'accusation, paient en réalité le prix de la politique répressive du régime à l'encontre des médias soupçonnés de liens supposés ou réels avec les Frères musulmans. Nous demandons aux autorités égyptiennes la tenue d'un procès équitable et non à charges comme le fut le précédent. Ils doivent recouvrer la liberté au plus vite."

Une vaste mobilisation internationale n'a cessé de s'accroitre ces derniers mois en faveur des trois journalistes de la chaîne qatarie. A l'occasion du premier anniversaire de leur détention le 29 décembre 2014, des manifestations se sont déroulées devant l'ambassade d'Egypte à Londres et à La Haye réclamant la libération immédiate des trois prisonniers. RSF qui a lancé une pétition en ligne en juillet 2014 dénonçant le non-respect des dispositions de la nouvelle constitution égyptienne continuera de suivre de près cette affaire.

Reporters sans frontières continue de demander la libération des 16 journalistes emprisonnés à ce jour en Egypte, Egypte, qui est aujourd'hui la 4e plus grande prison du monde pour les journalistes après la Chine, l'Erythrée et l'Iran.

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