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L'UNESCO ne rendra pas hommage au dictateur africain le plus longtemps au pouvoir en créant un prix à son nom

Les membres de l’IFEX prient l’UNESCO de ne pas rétablir un prix financé par le président de la Guinée équatoriale, ci-dessus
Les membres de l’IFEX prient l’UNESCO de ne pas rétablir un prix financé par le président de la Guinée équatoriale, ci-dessus

Rodrigues Pozzebom/ABr

Human Rights Watch et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapportent que l'UNESCO vient d'annoncer encore une fois qu'elle ne rétablira pas un prix des sciences de la vie financé par le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale, le plus ancien dictateur d'Afrique, et portant son nom.

La décision survient après d'intenses pressions de la part des membres de l'IFEX et d'autres groupes africains et internationaux de défense des droits. Le 27 septembre, l'IFEX et 10 groupes membres et partenaires ont envoyé à la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, une lettre la priant de ne pas restaurer le prix International UNESCO-Obiang Nguema Mbasogo de la Recherche dans les sciences de la vie, étant donné son dossier « bien documenté de violations des droits de la personne, de répression de la liberté de la presse et de corruption de l'appareil d'État, qui caractérise son régime ».

Le 3 octobre, d'éminents auteurs, scientifiques et autres personnalités publiques, dont l'archevêque émérite Desmond Tutu et le réputé auteur nigérian Chinua Achebe, ont aussi fait parvenir à l'UNESCO une lettre pour dénoncer le prix et faire remarquer que celui-ci est fort probablement financé par la corruption, étant donné les enquêtes criminelles en France et en Espagne sur les sources de l'immense richesse de la famille Obiang, dont des voitures de luxe.

En raison du tollé international, le prix n'a jamais été décerné depuis sa création il y a trois ans, en dépit des efforts déployés chaque année par Obiang et d'autres diplomates africains pour le rétablir. L'UNESCO n'a pas encore pris la mesure que les groupes de défense des droits aimeraient la voir adopter, toutefois, à savoir l'annulation définitive de ce prix.

Comme le fait valoir Tutu Alicante, directeur général du groupe non gouvernemental EG Justice, « le conseil d'administration de l'UNESCO doit mettre fin une fois pour toutes à ce débat en rejetant carrément ce prix. Les délégués de l'UNESCO ne doivent pas se laisser intimider au point d'appuyer une campagne de relations publiques du Président Obiang ».

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