RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Exigez la libération de Dawit Isaak

Le vingt-trois septembre marque 10 ans d'emprisonnement du journaliste et écrivain suédo-érythréen Dawit Isaak en Érythrée. Son crime ? Il travaillait pour un journal indépendant qui couvrait les demandes de réformes démocratiques. Il n'y a jamais eu de procès, de chef d'accusation ni de sentence prononcée contre lui. Les membres de l'IFEX et ses partisans vous demandent de participer à une semaine d'action pour exiger sa libération.

Selon l'auteur et historien suédois Peter Englund, le traitement des prisonniers en Érythrée est abominable. « La torture n'est pas inhabituelle. Certains prisonniers sont emmurés dans des catacombes, d'autres dans des conteneurs dépourvus de d'aération où la température peut atteindre 50 degrés Celsius. Ils sont enchaînés, littéralement, 23 heures par jour, interdits de visiteurs ou même de contact avec les autres prisonniers… Certaines prisons sont à peine plus que des camps de la mort où on les entasse, pour ne jamais revenir. Pour y mourir, y être enterrés et oubliés », écrivait-il à l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d'information (WAN-IFRA) à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. (Isaak est le lauréat de cette année de la Plume d'Or de la Liberté, décernée par la WAN-IFRA.)

L'un de ces camps s'appelle Eira Eiro, au nord d'Asmara - et c'est là qu'Isaak serait détenu, disent les membres de l'IFEX. Sur plus de trente prisonniers qui y sont détenus, on croit que quinze d'entre eux sont morts. « Il y a tout lieu de craindre pour la vie de Dawit Isaak », dit Englund.

L'Érythrée est le pire geôlier du monde pour les journalistes. D'après le PEN International, au moins 15 autres Érytrhéens sont en prison à cause de leurs écrits.

Par ailleurs, la Suède a fait l'objet de critiques à cause de son recours à la « diplomatie tranquille » pour obtenir la libération d'Isaak. En juillet 2011, le frère cadet d'Isaac, Esayas Isaac, qui vit en Suède et qui mène une campagne inlassable pour le faire libérer, a déposé auprès de la Cour suprême de l'Érythrée une requête en habeas corpus qui demande des renseignements quant à l'endroit où se trouve le journaliste et une revue de son incarcération.

Par ailleurs, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapporte que le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a déclaré que le but poursuivi par son pays était de faire libérer Isaac pour raisons humanitaires plutôt que de lui faire subir un procès.

La campagne « Libérez Dawit », dont Esayas est un des co-fondateurs, fait pression sur les gouvernements suédois et érytrhéen pour qu'ils en fassent plus pour libérer Isaak. Veuillez signer sa pétition, qui porte déjà près de 21 000 noms.

Pour ceux qui veulent faire plus, le PEN International a prévu une semaine d'actions, qui vont de l'envoi de lettres de protestations jusqu'à l'organisation de manifestations sur le thème « Libérez Dawit » devant l'ambassade d'Érythrée dans votre pays.

Pour plus de précisions sur ces projets, lire ici.

Après dix ans, Dawit Isaac est toujours détenu au secret : le PEN organise une semaine d’action (19-23 septembre 2011) 

Dernier Tweet :

#AsiaPacific Nov roundup: NGOs targeted, military abuses suppressed, #Ampatuan victims remembered #Malaysia #Burma https://t.co/jHhB89G5zE