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Plusieurs personnes précédemment arrêtées suite à la publication d'un article en liberté conditionnelle en attendant leur procès, les charges contre eux restent vagues

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ daté du 13 mai 2008:

La FIJ demande à l'Éthiopie d'abandonner les charges portées contre le directeur d'un magazine et trois autres personnes

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd'hui les autorités éthiopiennes à abandonner les charges portées contre Alemayehu Mahtemework, le directeur du magazine mensuel de divertissement Enku et trois autres personnes qui ont été arrêtées avec lui après la publication d'un article à la une sur un chanteur populaire emprisonné.

Mahtemework et les trois autres qui n'ont pas été identifiés, ont comparu devant un tribunal le 06 mai. Le procès reprendra le 19 mai. Les accusations ne sont toujours pas claires, mais des sources locales disent que les quatre sont accusés de publication "d'articles à controverse qui pourraient soulever les populations." Les accusés ont été détenus pendant cinq jours avant d'être libérés.

"Il n'est pas besoin d'un procès quand il n'y a pas de délit," a dit Gabriel Baglo, le Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. "Nous demandons aux autorités d'abandonner toutes les poursuites judiciaires contre Mahtemework et les trois personnes arrêtées avec lui et de permettre au magazine de travailler en toute liberté."

L'affaire découle de l'article à la une de Enku dans sa dernière édition sur le plus célèbre chanteur pop d'Éthiopie Tewodros Kassahun. Kassahun, connu sous le nom de Teddy Afro, est jugé pour meurtre à la suite d'un délit de fuite après un accident de voiture en 2006. Il est bien connu pour ses chansons critiques du gouvernement et ses fans ont protesté contre son procès.

Mahtemework et ses trois co-accusés ont été arrêtés par la police le soir du 2 mai dans une camionnette transportant 10.000 exemplaires du magazine pour la distribution. Tous les exemplaires ont été saisis. Après leur première comparution devant le tribunal la semaine dernière, le juge a donné 14 jours de plus à la police pour finaliser les preuves contre les accusés et d'autres journalistes qui ont travaillé sur l'article sur Teddy Afro.

La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 120 pays dans le monde.

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