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Un journaliste interpellé à la suite d'une enquête sur des malversations financières, son domicile perquisitionné, ses papiers confisqués

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières demande aux autorités gabonaises de fournir des explications sur l'interpellation, le 7 février 2008, de Repé Kabamba, journaliste indépendant congolais. Il a été arrêté par des agents de la Direction générale de la contre-ingérence, connue sous le nom de "B2", alors qu'il se rendait dans une entreprise dans le cadre d'une enquête sur la gestion de l'Office des ports et des rades du Gabon (OPRAG).

"Repé Kabamba, journaliste indépendant dont les révélations embarrassent, est victime de tentatives d'intimidation inacceptables visant à lui faire abandonner son enquête. Nous appelons les autorités judiciaires gabonaises à ne pas entraver la liberté de la presse et à respecter le secret des sources", a déclaré l'organisation.

Le 7 février, Repé Kabamba s'est rendu au siège de l'OPRAG, à Libreville, sur invitation du directeur, Jean-Pierre Oyiba, dans le cadre d'un reportage sur la gestion de l'entreprise. Le journaliste avait reçu, quelques jours auparavant, certains documents mettant en cause M. Oyiba dans des malversations financières. Repé Kabamba avait sollicité une audience auprès de Jean-Pierre Oyiba pour vérifier ses informations.

Arrivé au lieu de rendez-vous, Repé Kabamba a été interpellé par des agents de la Direction générale de la contre-ingérence, dont le directeur général n'est autre que le frère de Jean-Pierre Oyiba. Les policiers l'ont conduit au siège du B2 pour "vérifier son identité". Ils l'ont interrogé pour savoir où se trouvaient les documents en question, ce à quoi le journaliste a refusé de répondre. Ils ont perquisitionné chez lui sans mandat, saisissant sa carte de séjour, sa carte de presse, ses diplômes ainsi que ses téléphones, sans mettre la main sur les dossiers du journaliste. Ils l'ont ensuite ramené au B2, où ils l'ont photographié. Il a été libéré aux alentours de 19h00 (heure locale).

Joint au téléphone par Reporters sans frontières, le journaliste a dénoncé une "tentative d'intimidation".

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