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Les restrictions imposées aux médias entravent la couverture des élections

Journaliste en danger (JED), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapportent que les autorités gabonaises ont censuré et harcelé les journalistes locaux et étrangers pendant les élections présidentielles du 30 août.

« Avec un accès restreint des médias aux bureaux de votes, de sévères mises en garde, l'intimidation et le refus de délivrer une accréditation à certains médias étrangers, le gouvernement utilise tous les moyens à sa disposition pour garder un contrôle serré sur les nouvelles et l'information », dit RSF. « Il devrait comprendre que pareil comportement ne fait que nourrir l'inquiétude que les élections ne seront ni libres ni équitables. »

D'après JED, la station de télévision « TV+ », qui diffusait une entrevue de l'ancien président Omar Bongo, s'est fait soudainement couper son signal, sur les ordres du Conseil national des communications. La station appartient à un ancien ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, qui a aussi été candidat à l'élection présidentielle, dit le CPJ.

RSF souligne que seuls les médias d'État ont été autorisés à communiquer les résultats des élections à partir des données fournies par le ministère de l'Intérieur, et les résultats ne seront pas affichés.

Un journaliste étranger a déclaré à RSF : « Nous avons été avisés que tout commentaire sur les résultats n'émanant pas du ministère de l'Intérieur sera considéré comme une projection ou un sondage, et entraînera automatiquement notre expulsion du Gabon. »

Par exemple, une équipe de journalistes français d'« Africa 24 » a reçu l'ordre de quitter le pays après avoir rapporté des résultats de sondages considérés comme défavorables pour le candidat du parti au pouvoir, dit le CPJ.

Par ailleurs, un journaliste local, qui dirige le journal bimensuel privé « Tango », a dit au CPJ que ses distributeurs avaient reçu l'ordre de ne pas distribuer le dernier numéro, qui comportait des photographies de la police dispersant le 7 août une manifestation de l'opposition.

JED appelle le gouvernement à lever immédiatement la suspension de « TV+ », de permettre aux médias de diffuser librement les résultats des élections et d'en discuter tout aussi librement, et d'assurer la protection des journalistes qui couvrent les activités électorales.

La BBC rapporte que le scrutin lui-même a été pacifique mais qu'il s'est déroulé dans un climat tendu, avec de longues files d'électeurs. Cependant, aucun résultat officiel n'a été publié.

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