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Le presse d'opposition est suspendue; la critique de l'État est écartée

Depuis qu’Ali Bongo a remporté les élections présidentielles au Gabon en août dernier, la presse subit une grave censure à cause de ses critiques du résultat des élections et des membres du gouvernement.
Depuis qu’Ali Bongo a remporté les élections présidentielles au Gabon en août dernier, la presse subit une grave censure à cause de ses critiques du résultat des élections et des membres du gouvernement.

Daniel Magnowski via Reuters

Un organisme d'État chargé de surveiller les médias a suspendu six journaux privés et une émission de télévision le 10 novembre au Gabon afin de faire taire les critiques sur le résultat des récentes élections et sur les membres du gouvernement, selon ce que rapportent les membres de l'IFEX.

Toutes les publications suspendeus avaient publié des articles critiques à l'égard du processus électoral du mois d'août, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Pendant les élections présidentielles, les autorités gabonaises ont lourdement censuré et harcelé les journalistes locaux et étrangers.

D'après les membres de l'IFEX, l'« Écho du Nord » a été la cible de la restriction la plus sévère - une suspension de trois mois pour un article paru dans son édition du 29 octobre : « Les premiers fruits de l'État hooligan ». « Nku'u Le Messager » et « Le Crocodile » ont été suspendus pour un mois, tandis que « Le Scribouillard », « L'Ombre » et « La Nation » l'ont été pour deux mois. Deux autres publications privées, « Le Temps » et « Gabon d'Abord », ont reçu l'avertissement de « respecter des normes professionnelles ».

En outre, une émission de télévision extrêmement populaire, « Entre Nous », présentée sur la chaîne de télévision privée « Canal Espoir », est suspendue. L'émission offrait au public un espace où il pouvait formuler des critiques en ondes.

Le Conseil national des communications (CNC) accuse plusieurs médias de « retransmettre en vrac les rumeurs publiques » et de « semer les divisions ethniques et de répandre insultes et calomnies », indique Reporters sans frontières (RSF).

Norbert Ngoua Mezui, directeur du journal « Nku'u le Messager » et président de l'association de la presse privée gabonaise, a déclaré à RSF qu'il craignait que les tactiques du CNC ne soient que le commencement de mesures en vue de bâillonner la presse. Il a ajouté que le conseil ne fournissait aucune précision sur des violations particulières de la réglementation sur la presse par les journaux.

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    "Visiblement, (le CNC) ne tolère pas que des membres du gouvernement ou du parti au pouvoir soient critiqués", a déclaré RSF.



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