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Quatre avocats placés sur la liste noire au sujet d'allégations de corruption contre la magistrature

(MFWA/IFEX) - Quatre avocats basés à Accra ont été trainés devant le Conseil général des Affaires juridiques, l'instance de régulation des activités des avocats du Ghana, par l'Association des Magistrats et des Juges du Ghana (AMJ) pour fournir des preuves à l'appui des allégations qu'ils ont faites contre certains avocats du pays.

Lors d'une table ronde organisée pour annoncer la tenue de la semaine de la Constitution de la Commission nationale de l'Education civique (NCCE), les quatre personnalités, le Dr. Raymond Atuguba et MM. David Annan, Abraham Amaliba et Larry Bimi, ont ajouté foi aux conclusions de plusieurs activités de recherche qui ont conclu que la magistrature est l'une des institutions les plus corrompues du pays. Les médias ont accordé une grande importance à ces allégations.

Dans un communiqué lancé le 13 mai 2011 et signé par tous les 25 membres du Conseil exécutif, l'AMJ a décidé que : "jusqu'à ce que cette affaire ne soit résolue de manière satisfaisante, les juges et les magistrats se réservent également le droit de se récuser des causes où n'importe lequel de ces avocats représente des clients, puisque le Dr. Raymond Atuguba a déclaré au monde entier que : 'personne dans le pays ne peut me convaincre que les juges ne prennent pas de pot-de-vin'". "Il en va de même pour les autres avocats qui ont la même opinion que celle du Dr. Raymond Atuguba", a ajouté le communiqué.

Même avant que le conseil ne se mette à entendre l'affaire, l'AMJ a commencé à boycotter les causes impliquant les quatre avocats. Le 19 mai, la Cour Suprême a refusé d'entendre une affaire entamée contre un député qui était représenté par le Dr. Atuguba, qui est également le Secrétaire exécutif de la Commission d'Enquête sur la Constitution.

Toutefois, toutes les quatre personnalités mises sur la liste noire ont rejeté la position de l'AMJ.

Lors d'une interview accordée à Joy FM, une station de radio indépendante basée à Accra, M. Bimi, qui est le président de la NCCE, a affirmé : "qu'ils essaient de nous intimider ; nous ne devons pas laisser se produire une telle chose parce que dès que nous ne pourrons pas critiquer la magistrature, notre liberté et notre justice contenues dans notre préambule [de la Constitution de 1992] disparaitront ; et quand cela arrive, notre démocratie est en danger".

M. Bimi a ajouté que l'AMJ n'avait aucune raison de le déférer ainsi que ses collègues devant le Conseil général des Affaires juridiques parce que "nous n'avons mentionné le nom d'aucun juge en particulier ; nous n'avons mentionné aucun responsable ou aucune personne en particulier", a-t-il soutenu.

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