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La police interpelle deux manifestantes

(MFWA/IFEX) - Le 5 octobre 2011, deux activistes du parti au pouvoir, le Congrès démocratique national (NDC), ont été interpellées par la Police de la région de Greater Accra pour avoir prétendument enfreint les lois du pays en organisant une manifestation sans l'autorisation de la Police.

Les deux activistes, Hajia Sherifatu Sulley et Hajia Fati Alhassan, qui ont été à la tête des centaines de partisans du NDC le 4 octobre pour réclamer le renvoi du colonel Larry Gbevlo-Lartey, le coordinateur de la sûreté nationale, ont été accordées la liberté provisoire sans présentation de caution après que leurs dépositions ont été prises.

Selon Hajia Sulley, leur action ne constituait pas une manifestation mais plutôt une affaire interne dont l'objectif était de présenter une pétition aux responsables du parti, au sujet des activités du colonel Gbevlo-Lartey, qui selon elles, n'étaient pas dans l'intérêt du parti dans la région Volta, un fief du NDC.

"Nous avons rencontré le commandant régional de la Police le lundi (3 octobre) en vue de discuter de la manifestation que nous projetions; elle nous a dit que nous ne pouvions pas organiser la manifestation parce que nous devions signifier notre intention à la Police cinq jours avant la manifestation. Nous nous sommes mises d'accord et nous avons informé les membres habitant à l'extérieur d'Accra de ce développement", a confié Hajia Sulley à la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA).

Toutefois, elles ont décidé de transporter leurs membres à Accra au siège du NDC en vue de présenter une pétition aux responsables du parti sur leurs doléances.

Pour l'heure, la Police de la région de Greater Accra a rejeté la prétention des activistes. Selon le commissaire adjoint de Police Zenge Cyprian, le responsable des relations publiques, l'action menée par le groupe constituait une violation de la section 491 de la loi portant sur l'ordre public.

"L'action menée par Hajia Sherifatu et son groupe ne rentre pas dans la catégorie d'événements spéciaux qui ne nécessitent pas l'autorisation de la Police", a insisté le commissaire adjoint Cyprian lors d'une interview qu'il a accordée à la MFWA.

La répression des manifestations au Ghana devient une pratique endémique. Le 21 septembre, vingt-deux manifestants ont été interpellés et détenus jusqu'au lendemain dans les locaux du Quartier général de l'agence des renseignements du Ghana (BNI) pour avoir prétendument participé à une manifestation illégale. Depuis lors, deux inculpations de participation à une "manifestation illégale" et d'"attroupement illégal" ont été portées contre eux. Une enquête a été initiée sur l'affaire.

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