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Les journalistes vivent sous la menace de groupes criminels

Les trafiquants de drogue sont à la chasse aux journalistes au Guatemala parce qu'ils ont couvert le meurtre de trois personnes, vraisemblablement par des membres de groupes criminels, d'après le Centro de Reportes Informativos sobre Guatemala (CERIGUA).

Le journaliste Ronald López, de « Nuestro Diario », a déclaré au CERIGUA que plusieurs journalistes ont rapporté le 19 octobre les meurtres dans la collectivité de Los Tarayes, dans la municipalité de La Democracia. L'une des victimes était le garde du corps d'Eduardo Cano, que l'on croit être le dirigeant du groupe criminel « Las Zetas » de Huehuetenango.

Après que l'histoire eut été publiée le lendemain, un homme connu sous le sobriquet de « Tripas » a menacé un camelot, exigeant de savoir les noms des reporters. Il a confisqué des exemplaires de « Prensa Libre » et de « Nuestro Diario » pour qu'ils en empêcher la distribution, indique le CERIGUA.

Après avoir été prévenu par un camelot, López craint maintenant pour sa propre sécurité et pour celle de sa famille, rapporte le CERIGUA.

Le journaliste Mynor Mérida a indiqué au CERIGUA que, deux jours après avoir couvert l'affaire, un homme à bord d'un Hummer rouge lui a demandé s'il s'était rendu dans la municipalité de La Democracia. Mérida craint maintenant de sortir de chez lui.

Les journalistes du Guatemala vivent particulièrement sous la menace dans la région de Huehuetenango depuis les « narco-assassinats » de 17 personnes en 2008, rapporte le CERIGUA.

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