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Les stations de radio s'autocensurent; les journalistes étrangers sont bloqués

Après le massacre des manifestants le mois dernier, la junte au pouvoir en Guinée continue de menacer les journalistes locaux; plusieurs journalistes français ont été empêchés d'entrer au pays.
Après le massacre des manifestants le mois dernier, la junte au pouvoir en Guinée continue de menacer les journalistes locaux; plusieurs journalistes français ont été empêchés d'entrer au pays.

via Human Rights Watch

Les stations de radio privées ont annulé leurs émissions politiques et d'affaires publiques en Guinée, les journalistes continuant de subir le harcèlement des partisans de l'opposition et de l'armée après le massacre du mois dernier survenu lors d'un rassemblement de l'opposition, selon les indications de la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA). En outre, l'armée guinéenne a refusé le 17 octobre l'entrée au pays de plusieurs journalistes français et continue de surveiller et de menacer les journalistes locaux, rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Ce mois-ci, des civils sont entrés par la force dans une station de radio, où ils ont menacé le personnel, affirmant que la station avait soutenu la junte, rapporte la MFWA. Un autre journaliste a déclaré à la MFWA qu'il avait été menacé et qu'on lui avait ordonné de ne pas critiquer la junte sur les ondes. Un journaliste de « Familia FM » a déclaré avoir été accusé de soutenir la junte pendant que des individus tentaient de détruire la station, ajoutant que celle-ci avait été sauvée par les forces de sécurité.

« Les stations de radio privées subissent tous les jours intimidation et menaces, et nous ne voulons courir aucun risque. Nous allons donc faire jouer de la musique afin d'éviter les descentes », a déclaré à la MFWA un membre de l'Association des stations de radio privées de Guinée.

Par ailleurs, l'armée guinéenne a interdit à des journalistes français de couvrir les violations des droits dans le pays, selon ce que rapporte RSF. Trois journalistes français travaillant pour la station de nouvelles télévisées « France 24 » se sont vu refuser l'entrée à l'aéroport de Conakry et ont dû rentrer à Paris. Trois autres journalistes français de la station de télévision « France 2 » ont été contraints de retourner au Sénégal après être arrivés le même jour de Dakar, la capitale du Sénégal.

Selon RSF, « après avoir maltraité physiquement, puis menacé des journalistes locaux, l'armée guinéenne a entrepris une nouvelle phase dans son traitement des témoins indésirables ».

Les journalistes locaux sont surveillés de près par l'armée et continuent de recevoir des menaces de mort, dit RSF. Il pourrait y avoir de nouvelles atrocités si les journalistes de la Guinée ne sont pas protégés.

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