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Des militants guinéens du parti au pouvoir agressent des journalistes et détruisent leur matériels

(MFWA/IFEX) - Le 27 août 2012, six journalistes des stations de radio privées Espace FM et Renaissance FM ont été violemment agressés par un groupe d'hommes qui seraient des sympathisants du parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG).

Les journalistes, Abdourahmane Diallo, Moussa Moise Sylla et Tissata Diakité de la radio Espace FM et Ibrahima Sory Soumah, Mahamadou Alpha Baldé et David Toundoufeidouno de la radio Renaissance FM, ont reçu plusieurs contusions. L'un des journalistes a été grièvement blessé et a reçu des soins à l'hôpital.

Selon le correspondant de la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA), cet acte d'agression a été perpétré contre les journalistes au moment où ils allaient faire un reportage sur certains leaders de l'opposition qui avaient été empêchés par la police de manifester contre les autorités à Matoto, une banlieue de Conakry, la capitale.

Arrivé à Matoto, le véhicule transportant les journalistes a été arrêté à un barrage érigé par les militants. Ceux-ci ont cassé le véhicule, en ont soustrait les journalistes et les ont bastonnés à l'aide de troncs d'arbre et de ceinturons.

Selon le correspondant de la MFWA, les assaillants, qui ont menacé de tuer les journalistes s'ils revenaient dans le secteur, ont également confisqué et détruit leur matériel de reportage.

Il a fallu l'intervention de la police pour sortir les journalistes des griffes des militants.

La MFWA est inquiète de ce traitement inhumain et exige que les autorités mènent une enquête sur cet incident pour obliger les coupables à rendre des comptes.

Par ailleurs, le 31 août, Emmanuel Millimono et Mademoiselle Aissatou Diakité, respectivement reporters de Soleil FM et Espace FM, deux stations de radio privées, ont été malmenés par des agents de la police anti-émeute guinéenne.

Le correspondant de la MFWA a rapporté que les journalistes ont été agressés alors qu'ils assuraient la couverture d'un meeting de protestation organisé pour manifester contre la recrudescence d'actes de brutalités et de violences policières.

Les deux journalistes, dont les vêtements ont été déchirés et le matériel de reportage détruit par les agents, ont été détenus plus tard à la gendarmerie départementale de Nongo, un district de Conakry, la capitale.

Le correspondant a informé qu'ayant pris leur présence en mauvaise part, les agents de police ont injurié, menacé et arrêté les journalistes.

Toutefois, après avoir été détenus pendant trois heures, ils ont été libérés sur l'intervention d'un officier de police supérieur.

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