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Reporter accosté, détenu, pour avoir couvert un meeting du Rallye du Peuple de Guinée

Ces deux dernières années, les médias guinéens font l'objet d'une série d'attaques en raison du fait qu'ils ont assuré la couverture et le reportage des meetings organisés par le Rallye du Peuple de Guinée (RPG).

Les sympathisants du RPG et des éléments de la sécurité rapprochée du président Alpha Condé auraient agressé des journalistes et saccagé une station de radio, Baté FM, pour avoir assuré la couverture des meetings du président.

David Tchopn Bangoura, reporter de Lynx FM, une station de radio privée, est le tout dernier journaliste à faire l'objet de harcèlement aux mains des sympathisants courroucés du RPG.

Selon le moniteur de la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA), les sympathisants courroucés ont, le 24 août 2013, accosté Bangoura et menacé de le lyncher pour avoir assuré la couverture du meeting organisé ce jour-là sans l'autorisation du RPG.

« Ils l'ont remis aux gendarmes qui l'ont détenu pour presque six (6) heures », a rapporté le moniteur.

« Ils m'ont insulté, m'ont traité d'être un chien à la solde de l'opposition. Certains d'entre eux ont failli me lyncher. C'est un meeting public et aucun indice n'interdit aux journalistes de couvrir cette cérémonie, a confié Bangoura au moniteur.

La MFWA dénonce le silence de la part du leadership du RPG et surtout du président Condé face à ces attaques et leur incapacité à ramener leurs sympathisants à l'ordre.

Comme les Guinéens attendent la tenue des élections législatives prévues pour le 24 septembre 2013, nous exhortons le gouvernement à se rendre compte du rôle critique des médias dans la promotion et l'organisation d'une élection pacifique.

Nous regrettons le fait que beaucoup d'affrontements ont opposé les forces de sécurité aux groupes d'opposition avant les élections et prions Son Excellence de sauvegarder la liberté d'expression aussi bien que les droits des médias.

La MFWA réitère également l'appel qu'elle a lancé aux groupes de la société civile, à l'instance de régulation des médias ainsi qu'aux associations et groupes des journalistes pour qu'ils fassent preuve de solidarité et qu'ils adressent une pétition au parti au pouvoir et à la Présidence pour que ceux-ci endiguent la vague récente d'attaques et permettent la couverture de leurs activités par les médias.

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