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Les médias subissent des attentats à la grenade et il y a davantage de soldats dans les rues

Les journalistes continuent d’être attaqués tandis que les tensions politiques renaissent à la veille des élections prévues à la fin du mois.
Les journalistes continuent d’être attaqués tandis que les tensions politiques renaissent à la veille des élections prévues à la fin du mois.

Edgard Garrido via Reuters

Depuis le début de la crise cet été, une dizaine de grenades environ ont été lancées contre des médias du Honduras, indique l'Institut international de la presse (IIP). Une grenade a été projetée le 5 novembre dans les bureaux d'une populaire station de radio hondurienne, faisant deux blessés et détruisant un studio. L'engin a explosé sur le toit de Radio HRN, la plus vieille station du Honduras, située à Tegucigalpa, la capitale.

Les médias du Honduras continuent de subir des agressions brutales depuis l'éclatement des tensions politiques lors du coup d'État du 28 juin, avec des violations commises contre les journalistes autant par les partisans du président renversé, Manuel Zelaya, que par ceux du président de facto, Roberto Micheletti.

L'IIP rapporte que des inconnus ont lancé le 15 août des cocktails Molotov sur les bureaux du journal « El Heraldo », connu pour son soutien à Micheletti. Récemment, un journaliste a été empêché d'entrer au palais présidentiel, rapporte le Comité por la Libre Expresión (C-Libre).

En septembre, l'état d'urgence a été déclaré et la police et les forces armées ont été habilitées à fermer, agressivement, les stations de radio qui appuient Zelaya. Micheletti a interdit l'expression publique de toute critique en réponse au retour de Zelaya au Honduras, lorsque celui-ci s'est réfugié à l'ambassade du Brésil.

Selon les dépêches, une entente parrainée par les États-Unis, intervenue récemment entre Zelaya et Micheletti et portant sur le partage du pouvoir, aurait fait long feu la semaine dernière, suscitant encore plus d'agitation politique. « L'accord est mort », a déclaré Zelaya à Radio Globo. « Il est inutile de leurrer les Honduriens. » Zelaya a refusé de se joindre au nouveau gouvernement d'unité, tandis que ses adversaires au Congrès bloquaient sa réintégration. Micheletti est allé de l'avant et a formé un nouveau gouvernement, sans Zelaya.

« On a eu recours aux couvre-feux, aux limites imposées aux médias, aux gaz lacrymogènes et aux arrestations de masse pour réprimer les protestations des partisans de Zelaya, qui pour la plupart sont des pauvres », rapporte le « Guardian ». Les élections auront lieu le 29 novembre, et ni Zelaya ni Micheletti ne sont candidats, indiquent les dépêches. Dans l'attente de nouvelles manifestations de protestation, les rues de la capitale sont remplies de chars et de soldats.

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