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La SIP sollicite des signatures pour une pétition tandis qu'un autre journaliste est assassiné

Un journaliste hondurien a été abattu d'un projectile à la tête tiré par un assaillant qui a attendu qu'il termine l'émission qu'il animait à une station de télévision locale, selon ce que rapportent le Comité por la Libre Expresión (C-Libre), la Société interaméricaine de la presse (SIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Il est le septième journaliste tué cette année. La SIP invite les centaines de milliers de lecteurs de journaux à signer une lettre adressée au président du Honduras, Porfirio Lobo Sosa, afin de lui demander de créer les mécanismes juridiques pour confronter la violence dirigée contre les journalistes et l'impunité reliée à ces crimes.

Jorge Alberto Orellana, 50 ans, était l'animateur de l'émission « En vivo con Georgino » (Georgino en direct) à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras. Son travail était concentré sur les nouvelles et événements culturels locaux. Il ne couvrait pas le crime organisé; selon la police locale, des motifs personnels pourraient être à l'origine du meurtre, mais la SIP rapporte qu'il avait reçu des menaces de mort.

Le journaliste avait travaillé précédemment pour le principal réseau du pays, Televicentro, qu'il avait quitté à cause de la position politique de la chaîne qui s'était déclarée en faveur du coup d'État qui a renversé le Président Manuel Zelaya.

ARTICLE 19 et C-Libre ont déposé un mémoire lors de la Revue périodique universelle du Honduras, que tient le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, et qui aura lieu en novembre, dans lequel ils décrivent la détérioration de la liberté d'expression et de la liberté de la presse. Le mémoire décrit la situation extrêmement vulnérable dans laquelle se trouvent les médias, à savoir les attaques et la censure des journalistes et des défenseurs des droits de la personne, le recours inique aux lois criminelles afin de restreindre la libre expression, l'incapacité à promouvoir le pluralisme et la diversité des médias, l'incapacité à protéger pleinement la liberté de l'information, et la réglementation inappropriée et fortement restrictive des médias.

La SIP presse la communauté internationale de signer la lettre au Président du Honduras, qui sera publiée dans 400 journaux de l'hémisphère occidental. La lettre dit : « Nous prenons la liberté d'attirer votre attention sur ces affaires, et vous prions de bien vouloir donner aux autorités pertinentes de votre pays instruction de ne pas interrompre leurs enquêtes respectives et de ne pas laisser ces meurtres impunis. »

Lors d'une assemblée le 27 avril à Miami, la SIP a présenté une lettre au Président, le priant instamment, entre autres recommandations nombreuses, d'instaurer des réformes juridiques et judiciaires afin de protéger la liberté d'expression et la liberté de la presse.

Pour signer la lettre, de la SIP, cliquer ici :

Monsieur le Président

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