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Un neuvième journaliste assassiné en 2010

Sous le règne du Président Lobo, les journalistes continuent d’être tués dans un environnement de totale impunité.
Sous le règne du Président Lobo, les journalistes continuent d’être tués dans un environnement de totale impunité.

Reuters

Un journaliste a été trouvé mort le 24 août sur une route de campagne dans le nord du Honduras, selon ce que rapportent le Comité por la Libre Expresión (C-Libre), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Celui-ci avait été abattu. Le journaliste Israel Zelaya Díaz est le neuvième journaliste assassiné cette année depuis l'arrivée au pouvoir du Président Porfirio Lobo, en janvier. La culture d'impunité qui s'est imposée sous Lobo sert à faire taire les journalistes critiques, peut-on lire dans un rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Zelaya Díaz, 56 ans, a été atteint de trois projectiles et jeté d'un véhicule en marche près d'un champ de canne à sucre. Zelaya Díaz, qui était reporter de la radio pour le radiodiffuseur Radio Internacional, basé à San Pedro Sula, couvrait la politique et les affaires judiciaires, mais ne faisait aucun travail d'enquête, dit le CPJ. Son domicile avait été endommagé il y a quelques mois par un incendie de cause indéterminée.

Dans un dossier spécial paru en juillet, le CPJ soulignait la façon dont les autorités honduriennes font preuve de leneur et de négligence à trouver les tueurs de journalistes, et affirmait qu'en conséquence le gouvernement laissait s'instaurer un climat d'anarchie qui permettait aux criminels d'assassiner les journalistes en toute impunité. L'État a balayé du revers de la main les autres meurtres de journalistes survenus cette année, les qualifiant de banals produits de la délinquance urbaine. « Un grand nombre de journalistes craignent que ces meurtres n'aient été commis avec l'assentiment tacite, voire avec la complicité directe de la police, des forces armées ou d'autres autorités », indique le rapport.

« On a l'impression que le gouvernement veut vous terroriser pour que vous ne sachiez pas quoi rapporter. Telle histoire de drogue est trop dangereuse ? Qu'en est-il de telle autre histoire de corruption politique ? À la fin, vous ne rapportez plus rien qui soit susceptible de déranger des gens puissants », dit Geovany Domínguez, rédacteur principal du journal « Tiempo », de Tegucigalpa.

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