RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Le jeune administrateur d'une station de radio est tué avant une rencontre de la radio communautaire

L'administrateur de radio Nery Jeremias Orellana, 26 ans, se rendait à moto au travail le 14 juillet à Candelaria, département de Lempira, près de la frontière du Salvador, lorsqu'il a été abattu par des inconnus, selon ce que rapportent le Comité pour la libre expression (C-Libre) et d'autres membres de l'IFEX. D'après Reporters sans frontières (RSF) et l'Institut international de la presse (IIP), il est le troisième journaliste tué cette année au Honduras, probablement à cause de sa profession.

Orellana a été atteint de plusieurs projectiles à la tête tirés par des individus armés, quelques minutes à peine après avoir téléphoné à Radio Progreso, une station dont il était également le correspondant, afin de confirmer qu'il se rendait participer le même jour à une rencontre régionale de stations de radio communautaire, rapporte C-Libre. Il a été transporté dans un hôpital situé à proximité, où il a succombé à ses blessures quelques heures plus tard.

Orellana dirigeait Radio Joconguera de Candelaria, une station de radio commerciale qui appartenait également à un réseau alternatif de stations de radio communautaire, et couvrait régulièrement les violations des droits de la personne dans la région, selon ce que rapporte RSF.

D'après C-Libre, Orellana avait offert du temps d'antenne à l'Église catholique et au Front national de résistance populaire (FARP), un parti politique constitué après le coup d'État qui a évincé du pouvoir le Président Manuel Zelaya il y a deux ans.

« Tout cela signifie qu'il était le genre de journaliste susceptible d'être visé par des actes de violence », dit RSF, qui exige que l'on privilégie dans l'enquête la possibilité que son assassinat soit lié à son travail.

Le Père José Amilcar, prêtre de Candelaria qui a dénoncé le coup d'État, qui travaillait avec le journaliste, a déclaré au Comité pour la protection des journalistes (CPJ) que lui, Orellana et un autre employé de Radio Joconguera avaient tous reçu récemment des menaces de mort anonymes par message texte et qu'il avait été apostrophé en pleine rue. Amilcar a dit croire que la mort du journaliste pourrait avoir été « un message au reste d'entre nous pour nous faire tenir tranquilles ».

Une dizaine de journalistes ont été tués au Honduras depuis mars 2010, au moins trois d'entre eux en représailles directes à leur travail, dit le CPJ. En juin, le Honduras a été réadmis à l'Organisation des États américains, mais RSF a fait remarquer que la réadmission n'a pas rétabli la règle de droit, ni résolu les problèmes causés par le coup d'État de 2009 : les membres de l'IFEX ont recensé récemment à travers le pays une série d'attaques contre des journalistes.

Dernier Tweet :

Accra High Court dismisses application for injunction by Cocoa Buyers Association of Ghana. Gives Multimedia Group… https://t.co/zrOAAM0cu5