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Des soldats agressent des manifestants qui réclamaient justice pour les journalistes assassinés

Des soldats et des membres de la Garde présidentielle confrontent des journalistes devant la Palais présidentiel le 13 décembre 2011
Des soldats et des membres de la Garde présidentielle confrontent des journalistes devant la Palais présidentiel le 13 décembre 2011

C-Libre

Un groupe composé surtout de femmes journalistes qui demandaient justice pour les reporters assassinés a été violemment réprimé à coups de bâton et de gaz lacrymogènes lancés par la police dans la capitale du Honduras la semaine dernière, selon ce que rapportent le groupe membre de l'IFEX au Honduras, le Comité por la Libre Expresión (C-Libre), ainsi que Reporters sans frontières (RSF). Deux membres de C-Libre, Tirzia Gáleas et Cesar Villeda, qui participaient à la manifestation à titre d'observateurs, ont aussi été agressés.

En réponse au meurtre, le 6 décembre, de Luz Marina Paz Villalobos - première femme journaliste à être assassinée au Honduras - plus de 50 journalistes du collectif Periodistas por la Vida y la Libertad de Expresión (Journalistes pour la vie et la liberté d'Expression) se sont rassemblés le 13 décembre à l'extérieur du Palais présidentiel à Tegucigalpa. Ils exigeaient que justice fût rendue pour Marina Paz et les 23 autres journalistes tués depuis 2003 - 17 d'entre eux depuis le coup d'État de 2009, et six autres rien que cette année.

Lorsqu'ils sont arrivés devant le Palais présidentiel le 13 décembre, les journalistes ont constaté que la place était clôturée et gardée par des soldats et par la police, qui ont attaqué les manifestants à coups de bâton et de grenades de gaz, dit C-Libre.

Gáleas, du groupe C-Libre, a été frappée au visage par un soldat qui s'est jeté sur elle avec son bouclier antiémeute. Villeda a été agressé lorsqu'il a voulu se porter au secours de sa collègue.

C-Libre et un certain nombre de médias qui couvraient l'événement ont enregistré les agressions contre les manifestants. On peut voir certaines de leurs images ci-dessous :

"La seule réponse du gouvernement hondurien à la situation extrêmement difficile des droits de la personne et des libertés civiles, c'est la répression", dit RSF. "Cette attitude montre qu'il est entièrement responsable de cette situation et que la persécution qui a commencé après le coup d'État se poursuit."

D'après C-Libre, après le Mexique, le Honduras est le pays le plus meurtrier de l'hémisphère occidental pour les médias, et il détient le taux d'homicides le plus élevé du continent.

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Lydia Cacho: ¿justicia a cuentagotas? Detienen a un funcionario público por la detención y tortura de la periodista… https://t.co/kYnlExXBDy