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Un quotidien poursuivi pour "sédition" et "conspiration"

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne la procédure judiciaire engagée par la police d'Ahmedabad, dans l'État du Gujarat (Ouest), contre la rédaction du "Times of India" pour "sédition" et "conspiration", des atteintes graves à la sûreté de l'État.

Le commissaire de police OP Mathur, nouvellement nommé dans la capitale du Gujarat, a déposé plainte, le 1er juin 2008, contre le rédacteur en chef de l'édition d'Ahmedabad, un correspondant et un photographe du quotidien national "Times of India", après que des articles avaient mis en doute sa capacité à assurer la sécurité de la population face au terrorisme et au crime organisé. L'officier de police a estimé que les reporters ont enfreint les sections 124a (sédition) et 120b (conspiration criminelle) du code pénal indien, en mettant en cause son intégrité et son autorité. Les personnes reconnues coupables de telles atteintes à la sécurité de l'État sont passibles de plusieurs années de prison et même de la peine de mort.

L'Editors Guild of India a dénoncé "une utilisation abusive de la poursuite pour sédition à l'encontre des médias, contraire aux libertés garanties par la Constitution". Une manifestation de journalistes a été organisée, le 2 juin, devant le commissariat d'Ahmedabad, pour défendre la liberté d'expression.

Le porte-parole du Parti du Congrès et membre du Parlement, Abhishek Manu Singhvi, a de son côté condamné l'action du chef de la police: "Ni une contestation, ni un désaccord, ni même une forte critique ne constituent une sédition." "Les officiers de police ne doivent pas se laisser aller à la folie des grandeurs en se plaçant au même rang que la Nation", a-t-il ajouté en conseillant au commissaire OP Mathur de "réviser le code pénal".

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