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Un journaliste qui couvrait les questions de santé est abattu

Un journaliste qui avait reçu des menaces de mort après avoir fait paraître un reportage sur une opération qui a mal tourné a été abattu la semaine dernière à l'extérieur de son domicile près du district de Raipur, en Inde, selon ce que rapportent l'Institut international de la presse (IIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).

Deux individus armés ont ouvert le feu en direction de Umesh Rajput, reporter au quotidien en langue hindi « Nai Dunia », le 23 janvier.

Selon l'IIP, la police interroge une travailleuse de la santé qui aurait semble-t-il menacé de tuer Rajput deux semaines avant sa mort. Celui-ci avait publié récemment un article sur un homme qui a contracté une infection à un oeil après une intervention chirurgicale.

On a trouvé près de son cadavre une note rédigée à l'encre rouge qui disait : « Si vous n'arrêtez pas de publier des nouvelles, vous allez mourir. »

D'après l'IIP, il s'agit du deuxième meurtre d'un journaliste survenu récemment dans l'État de Chhattisgarh. Le 20 décembre, en effet, des inconnus ont assassiné le reporter Sushil Pathak dans le district de Bilaspur. La police n'a encore procédé à aucune arrestation.

Selon le CPJ, les reportages locaux indiquent que la police soupçonne que les menaces puissent servir à camoufler un meurtre commis par des insurgés maoïstes. La violence entre les insurgés, les forces de sécurité du gouvernement et des groupes d'autodéfense soutenus par l'État s'est accentuée ces dernières années dans la région.

Le CPJ indique par exemple que des médias locaux ont fait état de menaces de mort explicites proférées contre trois journalistes basés dans le district méridional de Dantewada, dans l'État de Chhattisgarh - menaces qui semblent émaner d'un groupe d'autodéfense en lutte contre l'insurrection maoïste qui fait rage depuis longtemps dans la région. Rajput n'était pas l'un des journalistes mentionnés dans les menaces.

Tandis que l'Inde est réputée pour ses médias libres et dynamiques, les journalistes hors des grandes villes continuent d'être confrontés à la violence et aux menaces. L'Inde est arrivée en 2010 au 12e rang de l'index de l'impunité du CPJ, qui met en lumière les pays où les journalistes sont assassinés et où les tueurs s'en tirent.

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