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Un activiste qui exigeait des renseignements est abattu tandis que le gouvernement tente de resserrer la censure de l'Internet

Un activiste au long passé de militant en faveur de la transparence et de la reddition de comptes a été abattu par des inconnus, au moment où le gouvernement s'efforce de resserrer encore davantage son étau sur la libre circulation de l'information.

ARTICLE 19 rapporte que le lanceur d'alerte Shri Ram Vilas Singh avait déposé auparavant plusieurs demandes en vertu de la Loi d'accès à l'information (LAI), ce qui lui avait permis de déterrer des transactions de marchandises au marché noir et des affaires de corruption dans la construction d'un barrage. Il attendait des réponses à de nouvelles demandes présentées en vertu de la LAI lorsqu'il a été tué. Les demandes les plus récentes de Singh portaient sur le détournement des fonds de développement au niveau du conseil de village, selon ce que rapporte l'organisation.

Singh a été abattu par des inconnus le matin du 8 décembre. Sa mort survient dans le sillage des assassinats, en juillet et août 2011, de Sheila Masood et Amit Jethava, également abattus par des inconnus après avoir demandé des renseignements sur la corruption gouvernementale.

Le représentant de la Campagne nationale pour le droit du peuple à l'information, Rajikishore Madhukar, a déclaré à ARTICLE 19 que Singh aurait demandé à l'État d'être protégé, mais que les agences chargées de l'application de la loi ont négligé sa demande.

Les meurtres des militants qui se prévalent de la LAI peuvent peut-être en contraindre d'autres à censurer leurs critiques, le gouvernement s'applique néanmoins à censurer systématiquement les renseignements partagés sur l'Internet, indique Access Now, une organisation qui fait campagne contre les restrictions croissantes imposées à l'Internet dans le monde.

Le ministre indien des Télécomunications Kapil Sibal a demandé aux compagnies de l'Internet, notamment Google et Facebook, de laisser le gouvernement voir au préalable les renseignements générés par les utilisateurs pour en débusquer tout contenu réputé « offensant », dit Access, qui fait circuler une pétition contre cette démarche.

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