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Un journaliste et sa famille sont assassinés, probablement à cause de son travail

Un journaliste pigiste, qui avait enquêté sur des activités d'exploitation minière illégale, sa femme et leurs deux enfants ont été brutalement assassinés chez eux le 18 février dans l'État indien de Madhya Pradesh, selon ce que rapportent la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et l'Institut international de la presse (IIP).

D'après l'IIP, Chandrika Rai, son épouse Durga et leurs enfants, Jalaj, 19 ans, et Nisha, 17 ans, ont été tués avec un objet tranchant et laissés chacun d'eux dans une pièce différente de la maison. Les corps ont été découverts par le frère du journaliste, qui s'est inquiété après avoir remarqué que la porte avant de la maison familiale était verrouillée de l'extérieur.

Dans une lettre adressée au Premier ministre de l'État de Madhya Pradesh, Shivraj Singh Chouhan, la Guilde des rédacteurs indiens (Indian Editors Guild) indique qu'elle soupçonne que ce crime abject est relié au travail de journaliste de Rai.

Rai enquêtait sur des activités d'exploitation illégale d'une mine de charbon située dans le district d'Umaria, au centre de l'État, et avait publié récemment dans le journal « Hitavada » de Nagpur une série d'articles alléguant l'implication d'un politicien local du parti Bharatiya Janata (BJP).

D'après l'IIP, bien que les bassins charbonniers d'Umaria soient contrôlés par une filiale de la société d'exploitation du charbon qui appartient à l'État, l'exploitation illégale demeure très répandue dans la région.

La police locale, cependant, a déclaré aux médias qu'elle poursuit de nombreuses avenues dans son enquête, notamment la possibilité que les meurtres soient reliés à l'enlèvement la semaine dernière du fils 7 ans d'un officiel du gouvernement.

Selon l'IIP, les médias locaux ont rapporté que Rai avait accusé publiquement la police de protéger les deux suspects de l'enlèvement. Rai avait en outre remis en question les affirmations de la police voulant que l'enfant avait été rescapé sans qu'il y eut versement d'une rançon, disent l'IIP et la FIJ.

L'Inde est l'un des pires pays du monde quand il est question d'enquêter sur les meurtres de journalistes, et arrive au 13e rang sur l'index de l'impunité du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui braque les projecteurs là où les journalistes sont assassinés et où les tueurs s'en tirent.

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