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Deux reporters spécialisés en environnement sont trouvés morts; les menaces contre les journalistes prennent de l'ampleur

Le corps d'un journaliste a été trouvé dans une rivière, un autre journaliste est mort mystérieusement chez lui, et un troisième a reçu des menaces de mort écrites dans le sang. Les journalistes indonésiens subissent des pressions mortelles parce qu'ils rapportent la dégradation environnementale et la politique locale, tandis que les menaces s'accumulent à l'approche des élections locales, selon ce que rapportent l'Alliance des journalistes indépendants (Alliance of Independent Journalists, AJI), Reporters sans frontières (RSF), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Dans la province de Papouasie occidentale, les journalistes reçoivent des messages textes de menaces à l'approche des élections locales d'août et de septembre. Un de ces messages disait : « À ces lâches journalistes, ne jouez jamais avec le feu si vous ne voulez pas vous brûler. Si vous voulez gagner votre vie dans le pays, ne faites pas de bêtises. Nous avons des données sur vous tous et préparez-vous à mourir. » Un autre texte, qui aurait été écrit avec du sang, a été affiché à l'extérieur du domicile d'un reporter du quotidien « Bintang Papua ».

L'an dernier, le reporter Ardiansyah Matra'is a fait paraître une série d'articles pour le magazine « Jubi » au sujet de la coupe de bois illégale à laquelle se livrent des officiers militaires locaux, ainsi que des photos de leurs opérations. Il a ensuite été enlevé et menacé par des soldats qui ont menacé de tuer les membres de sa famille s'il persistait dans son travail.

Le 30 juillet 2010, le cadavre nu et ligoté de Matra'is a été trouvé dans la rivière Gudang Arand. Il était attaché par un bras à un arbre afin d'empêcher son corps de suivre le courant, selon ce que rapportent la FIJ et l'Institut international de la presse (IIP).

Matra'is travaillait pour le radiodiffuseur local Merauke TV et avait reçu des messages textes de menaces dans les jours précédant sa mort, dit l'IIP. « Le décès de Matra'is semble confirmer les dangers associés à la couverture de la déforestation en Indonésie », dit RSF.

Quelques jours auparavant, le 26 juillet, le journaliste bien connu Muhammad Syaifullah, qui couvrait la destruction environnementale, avait été trouvé mort chez lui à Balikpapan, dans l'île de Bornéo. Il dirigeait le bureau de Bornéo de « Kompas », le plus important quotidien d'Indonésie, et couvrait de manière étendue la coupe de bois illégale. Son dernier reportage traitait des problèmes liés à l'extraction du charbon.

Syaifullah a été trouvé par des collègues avec de l'écume à la bouche. Les journalistes locaux croient qu'il a été empoisonné, ce qui laisse planer le doute sur le rapport d'autopsie qui indiquait que le décès était attribuable à une hémorragie cérébrale causée par le diabète et l'hypertension.

Au cours des douze derniers mois, l'AJI a documenté dans un nouveau dossier 40 cas de violence contre des journalistes, dont douze incidents d'agression brutale. Les journalistes indonésiens se heurtent à la censure des responsables des gouvernements locaux, à la répression judiciaire au moyen de poursuites en diffamation, et à la confiscation de leur équipement, indique le rapport. Les journalistes sont la cible de violences de la part de dix organisations. Pour lire le rapport en entier, aller à :

2010 Enemy of Press Freedom

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