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Une nouvelle loi peut servir à espionner et à criminaliser journalistes et dissidents

En plus de donner aux officiels indonésiens de la sécurité des pouvoirs extrêmement étendus pour espionner les civils, une nouvelle loi pourrait aussi habiliter les autorités à emprisonner les journalistes pour journalisme à scandale, prévient l'Alliance des journalistes indépendants (Alliance of Independent Journalists, AJI), membre fondateur de l'Alliance de la presse de l'Asie du SudEst (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA).

Le projet de Loi sur le renseignement d'État, débattu depuis longtemps et vigoureusement dénoncé, est entré en vigueur le 11 octobre, selon ce que rapporte l'AJI. Cette loi interdit aux particuliers, y compris aux journalistes et à leurs sources, de révéler des « secrets d'État » ou des renseignements ayant trait à « la défense, aux richesses naturelles et aux richesses internationales », mais ne définit pas de manière précise le genre de renseignement qui est secret. Les peines pour le partage de renseignements d'État secrets comprennent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et des amendes allant jusqu'à 56 000 $US. L'AJI exige que les législateurs définissent clairement ce qui constitue des « secrets d'État ».

L'AJI et d'autres organisations de la société civile ont demandé de manière répétée le retrait de la loi. Dans le cadre d'une coalition de groupes de défense des droits de la personne, l'AJI a réussi à obtenir l'examen du projet de loi par la Cour constitutionnelle afin de voir si elle viole les droits constitutionnels. Pendant l'examen judiciaire, l'AJI entend soumettre à la cour des renseignements soulignant la façon dont la législation peut être utilisée pour réprimer la dissidence.

La principale critique que formulent l'AJI et d'autres groupes, c'est que la Loi n'exige pas des officiels de la sécurité qu'ils établissent la différence entre ceux qui veulent préserver les droits de la personne et la démocratie et les véritables criminels.

La nouvelle loi habilite par exemple les services de renseignement à intercepter les communications sans autorisation judiciaire, ce qui signifie que les agents de sécurité pourraient espionner les activités des militants, des membres de l'opposition et des journalistes, et échapper à toute condamnation.

« L'AJI insiste sur l'importance centrale de l'opinion publique dans la formulation de la Loi, plutôt que sur l'intérêt du gouvernement », indique le groupe dans une déclaration.

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