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DES MEMBRES DE L'IFEX ET DES PARTENAIRES COMMÉMORENT LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L'HOMME

Des membres et des partenaires de l'IFEX, de partout dans le monde ont marqué la Journée internationale des droits de l'homme le 10 décembre - 59e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme - en faisant la promotion de la liberté d'expression et en attirant l'attention sur les violations dans certains des points chauds les plus troubles du monde. Voyons ce que quelques-uns d'entre eux ont fait jusqu'ici.


AFRIQUE


Au cours de l'année 2007, la Somalie, déchirée par les conflits, est devenue le pays le plus dangereux pour les journalistes après l'Irak. C'est pourquoi le Syndicat national des journalistes somaliens et ARTICLE 19, le Réseau des défenseurs des droits de la personne dans l'Est et la Corne de l'Afrique (East and Horn of Africa Human Rights Defenders Network (EHAHRD-Net), Amnistie Internationale et le représentant local des Nations Unies ont célébré la Journée des droits de l'homme en démontrant leur solidarité avec les journalistes somaliens, en attirant l'attention sur les sanglants combats à Mogadiscio qui ont forcé des journalistes de fuir le pays, et sur l'impunité des attaques commises contre les médias.
- http://somalinet.com/news/world/Somalia/13909
Naguère salué comme le pays subsaharien dont la presse était la plus libre d'Afrique, l'Ouganda a plongé dans le classement au cours des deux dernières années après l'adoption d'une législation antiterroriste et le resserrement des contrôles sur les médias, surtout pendant le dernier droit qui a précédé les élections générales de 2006. C'est du moins ce qu'affirme un nouveau rapport rendu public à l'occasion de la Journée des droits de l'homme par la Fondation pour une Initiative sur les droits de la personne (Foundation for Human Rights Initiative, FHRI) en Ouganda, "In Defence of Media Freedom in Uganda" (« À la défense de la liberté des médias en Ouganda »). Cette impressionnante publication présente le ralentissement de la liberté des médias depuis les années 1990, se penche sur les limites juridiques et un accès déficient à la loi sur la liberté d'accès à l'information, et explique la situation générale des droits de la personne de ces derniers mois. Pour obtenir un exemplaire, communiquer par courriel avec FHRI à : publications(@)fhri(.)or(.)ug


ASIE


À Bangkok, en Thaïlande, Mizzima News rapporte que des militants birmans se sont rassemblés le 10 décembre à l'extérieur du bureau régional des Nations Unies pour l'arrivée du Secrétaire général, Ban Ki-moon, afin d'attirer son attention sur la poursuite des violations des droits de la personne dans leur pays et pour le prier instamment de prendre des mesures concrètes au lieu de ne faire que parler à la junte. Le Rapporteur des Nations Unies sur les droits de la personne en Birmanie a déclaré récemment qu'au moins 31 personnes, et non pas dix comme on l'avait d'abord rapporté, ont perdu la vie et que jusqu'à 4 000 autres personnes ont été arrêtées pendant la vague de répression du gouvernement militaire.
- Mizzima News : http://tinyurl.com/2xywtd
- « The Irrawaddy » : http://tinyurl.com/2zkocy
Par ailleurs, en Birmanie même, un éminent défenseur des droits de la personne, U Myint Aye, a organisé une cérémonie étroitement surveillée. Près de 100 personnes y ont pris part, dont certains membres d'une milice locale de la junte « qui se disent aussi des personnes ».
- Democratic Voice of Burma : http://english.dvb.no/news.php?id=749
Certains des « citoyens malaysiens les plus patriotes » ont eu toute une surprise lorsque la police a arrêté huit d'entre eux - dont plusieurs avocats - parce qu'ils défilaient pacifiquement pour marquer la Journée des droits de l'homme, ce que les autorités ont qualifié de « rassemblement illégal ». D'après le Dr Anouar Ibrahim, ancien vice-premier ministre et ancien prisonnier d'opinion, les arrestations « ne représentent rien de plus que les mêmes tactiques alarmistes utilisées dans le passé, tandis que le gouvernement malaysien s'apprête à déployer les mesures draconiennes prévues par la Loi sur la sécurité intérieure ». Il s'agit de la troisième manifestation importante en faveur des droits de la +personne ces dernières semaines, toutes interdites par les autorités et auxquelles elles ont réagi violemment. Voir une bande vidéo de la manifestation à : http://tinyurl.com/25v7yv

Pour les militants des droits de la personne au Pakistan, l'année 2007 a été l'une des plus sombres de l'histoire. Cinq semaines après le début de leur campagne de protestation, soit depuis que le président Pervez Moucharraf a imposé l'état d'urgence et décrété des lois anti-médias, le 3 novembre, les journalistes du Pakistan ont serré les rangs avec le reste de la société civile et ont marqué le 10 décembre d'une pierre noire. Prenant part à une manifestation à l'extérieur de la Haute cour de Lahore ainsi qu'à des séminaires et à des ateliers pendant la journée, ils se sont juré de continuer à se battre pour leurs droits économiques et professionnels et pour leurs droits fondamentaux de la personne, jusqu'à ce que ceux-ci soient restaurés. Dans une entrevue au « Daily Times » du Pakistan, Imtiaz Alam, de l'Association des médias libres d'Asie du Sud (South Asian Free Media Association), a déclaré : « Rien ne peut nous empêcher de nous exprimer. Nous sommes prêts à faire face aux conséquences. »
- Fédération internationale des journalistes : http://www.ifj.org/default.asp?Index=5583&Language=EN
- « Daily Times » : http://tinyurl.com/32a9rq

EUROPE


En Turquie, le groupe Initiative pour la liberté d'expression, qui vient de joindre les rangs de l'IFEX, attire l'attention sur la façon dont les tribunaux célèbrent toute une semaine des droits de la personne : « en poursuivant des universitaires, des politiciens, des artistes, des écrivains, des éditeurs et des journalistes parce qu'ils expriment leurs idées. Le programme dure toute la semaine à Ýstanbul, Ýzmir et Þýrnak. Tous sont bienvenus, c'est gratuit. » Beaucoup de défenseurs sont poursuivis pour « insulte à l'identité turque » ou à des fonctionnaires de l'État. Aller à : http://www.antenna-tr.org/dunya/first_page_en.asp pour prendre connaissance des cas de ce mois-ci concernant la libre expression.


MOYEN-ORIENT


Reporters sans frontières (RSF), conjointement avec la Ligue des droits de la personne de Libye et la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), a choisi la Journée des droits de la personne pour rappeler au président de la France, Nicolas Sarkozy, qu'il avait affaire à l'un des pires « prédateurs des droits et des libertés » du monde en recevant le 10 décembre en visite officielle le dirigeant libyen Muammar Qaddafi. Des militants de RSF ont protesté à l'extérieur de l'Assemblée nationale à Paris, tandis que la Ligue de Libye et la FIDH faisaient parvenir une lettre à Sarkozy pour lui rappeler qu'aucune entente ne devait être conclue avec la Libye à moins que Qaddafi ne transforme profondément sa fiche au chapitre des droits de la personne.
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24704
- Ligue de Libye/FIDH : http://tinyurl.com/2g96cx

INTERNATIONAL


Freedom House a marqué la Journée des droits de la personne en exigeant que les nations qui affirment appuyer la « liberté » devraient s'engager à renforcer les institutions internationales qui se consacrent aux droits de la personne, dont un grand nombre sont faibles ou menacées. Il n'y a qu'à voir la tentative, qui étrangement a réussi, du Kazakhstan pour présider l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dit Freedom House, en dépit de l'incapacité répétée de ce pays à se conformer aux normes de l'OSCE elle-même en matière d'élection, et de son appui ouvert à des propositions visant à affaiblir l'organisation.
- http://tinyurl.com/22h4tn
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) demande une nouvelle campagne mondiale afin de libérer la presse des lois restrictives et de mettre fin aux poursuites contre les journalistes, destinées à faire taire le journalisme d'enquête. « La liberté de la presse est attaquée dans beaucoup de pays, et les journalistes se retrouvent souvent dans le box des accusés pour répondre à des accusations inventées de toutes pièces, inculpés de diffamation ou accusés de menacer la sécurité nationale, ou encore de miner le gouvernement et les autorités. Lorsque survient une attaque de ce genre, tout le monde en souffre. Lorsque l'accès à l'information est bloqué et que les journalistes sont muselés, dit la FIJ, le public perd son « droit de savoir »
- http://www.ifj.org/default.asp?Index=5584&Language=EN
RSF a consacré ce 10 décembre aux 130 journalistes incarcérés pour avoir tenté de nous tenir informés. RSF appelle les médias à « rompre le silence » qui entoure souvent l'arrestation des journalistes en parrainant un collègue touché par la mesure et en mettant en lumière sa situation.
- http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24660
Soudan, Zimbabwe, Afghanistan, Birmanie, Pakistan : Amnistie Internationale affirme que ce sont là les cinq régions du monde où « les droits de la personne sont violés, négligés et érodés avec audace et impunité par les gouvernements, le big business et les groupes armés ». Lire la déclaration intégrale à : http://tinyurl.com/2dmtnk

Puis agissez. C'est ce qu'affirme Amnistie Internationale Canada, qui vous demande de braquer votre propre projecteur sur les droits de la personne en entreprenant au moins une action pour marquer l'occasion, comme rédiger une lettre dans le cadre du marathon mondial de rédaction d'Amnistie, « Écrivez pour défendre les droits », ou encore en ratifiant l'appel électronique d'Amnistie en faveur d'un moratoire sur l'utilisation du pistolet à décharge électrique (le « taser ») au Canada. » Informez-vous sur les autres activités à : http://www.amnesty.ca/writeathon/

Enfin, à l'approche du 60e anniversaire de la Journée des droits de la personne, les Nations Unies ont lancé une campagne mondiale intitulée « Dignité et Justice pour tous », qui vise à faire cesser les violations des droits de la personne commises par les gouvernements, les entreprises et autres. « La Déclaration demeure aussi pertinente aujourd'hui qu'elle l'était le jour de son adoption », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon lorsqu'il a annoncé la nouvelle campagne. « Mais les libertés fondamentales qui y sont enchâssées ne sont toujours pas réalité. »

Pour plus de renseignements sur la Journée des droits de la personne, aller à : http://www.un.org/events/humanrights/2007/

(Photo : Des militants birmans lors d'un rassemblement à l'extérieur du bureau régional des Nations Unies avant l'arrivée du Secrétaire général Ban Ki-moon à Bangkok, en Thaïlande, le 10 décembre. Photo courtoisie de « The Irrawaddy »)

(11 décembre 2007)

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