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LES GOUVERNEMENTS D'AFRIQUE DE L'EST NE FONT PAS ASSEZ POUR PROTÉGER LES JOURNALISTES, DISENT DES GROUPES DE JOURNALISTES

Les gouvernements d'Afrique de l'Est doivent rendre compte des violations qu'ils commettent contre les journalistes et les médias, indiquent l'Association des Journalistes d'Afrique de l'Est (Eastern Africa Journalists' Association, EAJA) et Forum des rédacteurs d'Afrique de l'Est (East African Editors' Forum, EAEF).

Encore la semaine dernière au Burundi, Jean-Claude Kavumbagu, rédacteur d'un site web, a été incarcéré parce qu'il aurait diffamé le gouvernement dans un reportage sur les sommes que le président a dépensées lors de sa visite aux Jeux Olympiques de Pékin.

Pendant le week end en Somalie, le gouverneur de la région de la Baie, Abdifatah Mohammed Ibrahim, a menacé de faire arrêter ou tuer les journalistes qui rédigent des « reportages sans fondement » sur le conflit entre le gouvernement fédéral de transition et les insurgés islamiques, disant que leurs articles étaient « de la propagande pour les opposants terroristes ».

« C'est une convention établie que les gouvernements, en vertu de leur rôle en tant que gardiens de la loi et de l'ordre, sont redevables de leurs actions lorsqu'ils répriment les journalistes ou les violations commises par des éléments criminels au sein de la société qui visent à supprimer l'information avec des arrière-pensées », dit David Makali, président de l'EAEF et directeur de l'Institut des médias du Kenya. « Les journalistes, comme tous les citoyens, doivent être à l'abri de tout préjudice de la part de la machine de l'État. »

Pour s'attaquer à cette question, l'EAJA, en collaboration avec l'American Centre for International Labour Solidarity et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), a organisé une conférence régionale le mois dernier à Djibouti, intitulée « Défis et obstacles dans la pratique du journalisme en Afrique de l'Est ».

La conférence de cinq jours « a réuni des organisations clés et des particuliers qui militent activement en faveur d'une presse libre et qui appuient les journalistes dans leur quête de meilleures conditions de travail », dit Makali.

Les participants ont souligné l'urgence d'amener les dirigeants régionaux et continentaux à rendre les gouvernements plus responsables devant la population. Ils ont en outre condamné avec force toutes les agressions physiques contre la liberté de la presse et les professionnels des médias dans la région. Exemple typique : la journaliste canadienne Amanda Lindhout, le photojournaliste australien Nigel Brennan, le photojournaliste somalien Abdifatah Mohammed Elmi et leur chauffeur, Mahad, sont retenus captifs depuis le 23 août, apparemment par des milices à Mogadishu, en Somalie.

Dans une déclaration, les délégués ont pris l'engagement d'« être solidaires comme des professionnels des médias consciencieux... pour lutter à tous les niveaux pour arrêter et éliminer la vague d'intolérance et de violence contre les professionnels des médias ».

Ils ont aussi pris l'engagement d'organiser de vastes campagnes et de sensibiliser le public aux crimes impunis contre les journalistes et autres actes de violence contre les médias.

La conférence a réuni des représentants de 21 syndicats et associations de journalistes et organisations de rédacteurs du Burundi, du Rwanda, du Kenya, de l'Ouganda, de la Tanzanie, du Soudan, de Djibouti, de la Somalie et des Seychelles, ainsi que des représentants de la FIJ, de l'UNESCO, d'ARTICLE 19, d'Amnistie Internationale et du Réseau des Organisations africaines de défense de la liberté d'expression (Network of African Freedom of Expression Organisations, NAFEO).

Pour plus de renseignements, aller à : http://www.ifex.org/en/content/view/full/97028/

(17 septembre 2008)

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